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Solon: déjà trois ans d’existence et beaucoup de projets

Vie de quartier
les employés de Solon, les citoyens qui ont réalisé des projets, René Audet (qui tient le fascicule), titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique et quelques enfants. Les employés de Solon, les citoyens qui ont réalisé des projets, René Audet (qui tient le fascicule), titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique et quelques enfants. (photo : Audrey-McMahon / Solon)
Des citoyens qui ont réalisé des projets, René Audet (qui tient le fascicule), titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique et quelques enfants. (photo : Audrey-McMahon / Solon)

Le 13 février dernier se tenait la RétrosFestive. Par cet événement, Solon, un organisme bien implanté dans La Petite Patrie, souhaitait célébrer les deux ans du projet Nos milieux de vie.

Locomotion, Espace bonheur Masson, Oasis Bellechasse, autant de projets qui ont vu le jour grâce à l’implication de citoyens du quartier soutenus par l’organisme Solon. Ces réalisations, rendues possible grâce au projet Nos milieux de vie, ont permis d’animer des endroits au départ peu invitants comme la Place Hector Prud’homme (petit parc, bétonné, situé coin Saint-Hubert et Bellechasse devenu l’Oasis Bellechasse) et un terrain vacant sur Masson est (maintenant verdi et nommé Espace bonheur Masson). Dans un esprit de partage des ressources, Solon a aussi encouragé la création de Locomotion, un service de partage de vélos, de remorques pour vélos et de voitures.

Ces projets sont des exemples de réussites d’implication citoyenne que l’organisme souhaiterait voir se multiplier dans le quartier et même au-delà. Les ambitions sont grandes et les idées ne manquent pas.

Solon, la petite histoire

Solon a été créé en 2015. Tout a commencé par un projet de ruelle verte. Des citoyens avaient nettoyé et verdi une ruelle. Ensuite, ils avaient créé diverses animations (ex. : fête d’enfants, concerts, films). Par la suite, ils ont voulu pousser la mobilisation populaire un cran plus loin, en développant des projets liés à la mobilité et à l’énergie. Ainsi est né Solon.

C’est d’ailleurs sous l’initiative de Solon qu’est né le projet Celsius en 2015, qui consiste à installer la géothermie dans les ruelles pour chauffer et climatiser les maisons du voisinage. Le projet a beaucoup fait jaser au moment de son annonce. Après avoir réalisé des études de préfaisabilité et de faisabilité, un plan d’affaires a été produit et trois ruelles ont été choisies (dont une, la ruelle Saint-Marc, située tout près de La Petite-Patrie).

Pour l’aider à aller de l’avant, Solon a reçu l’appui de la Coop Carbone, une coopérative qui aide les entreprises et les collectivités à mettre en œuvre des projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre. La Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique s’est aussi intéressée au modèle développé par cet organisme et a mené une étude sur le projet Nos milieux de vie. Un document dévoilé lors de la soirée RétrosFestive par René Audet, titulaire de la chaire.

Une invitation à soumettre des projets

Pour inciter les citoyens à soumettre leurs idées de projets, Solon les invite à venir au Café Fixe (5985 Saint-Hubert) tous les premiers mercredis de chaque mois dans le cadre des mercredis collectifs. L’organisme mettra à leur disposition son savoir-faire pour permettre le démarrage du projet. Comme le dit Karine Théorêt, chargée à la mobilisation chez Solon, « notre rôle est de réaliser des tâches que les citoyens n’ont pas le temps de faire. » Et Bertrand Fouss, président du conseil d’administration de Solon et cofondateur de l’organisme, d’ajouter « le contexte est très favorable pour agir, car il y a en ce moment une réelle volonté citoyenne. »

 

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