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Les punaises de lit de La Petite-Patrie ciblées dans un registre citoyen

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punaises de lit
Rosemont-La Petite-Patrie figure parmi les arrondissements les plus touchés par l’épidémie de punaises de lit à Montréal selon un registre citoyen. (Photo : Shutterstock/De Akos Nagy)

Que les données soient compilées à partir des déclarations d’entreprises d’extermination ou des citoyens, Rosemont-La Petite-Patrie demeure aux premières loges de l’épidémie de punaises de lit à Montréal.

C’est du moins ce qui ressort des premières données publiées par le Registre des punaises de lit de Montréal, un rapport qui se base sur la bonne foi des citoyens pour rendre compte de l’épidémie de punaises dans la métropole. Il s’agit du premier rapport citoyen de ce type à Montréal. 

Tandis que les données ouvertes de la ville classent Rosemont-La Petite-Patrie comme l’arrondissement le plus touché par les punaises de lit, le quartier figure en troisième position du registre des citoyens. Au total, plus de 780 résidents ont déclaré avoir été infestés ce type de parasite en 2018, soit une soixantaine de résidents de moins qu’en 2017. Ce sont les arrondissements de Verdun (864 infestations) et de Saint-Michel-Parc-Extension (835 infestations) qui seraient les plus affectés. 

Malgré la régression dans le nombre de déclarations, l’initiateur du registre, Lucien Dubé, ne se réjouit pas des résultats. Les données démontrent que Rosemont-La Petite-Patrie contribuerait à hauteur de 12 % de l’épidémie à Montréal. « De notre côté, on considère ça comme beaucoup. C’est l’un des pôles de propagation », dit-il.

Il admet toutefois que les données doivent être prises avec un certain recul. « Le registre mérite encore d’être connu. Ce n’est pas parce qu’un arrondissement a un faible taux de déclarations qu’il n’est pas affecté par l’épidémie. Les résidents sont peut-être moins sensibilisés à remplir le registre », insiste Lucien Dubé, qui est également président de l’entreprise de détection canine de punaises de lit On Flair.

Plus d’inclusion réclamée dans le registre

Le registre vise à faire contrepoids aux données récoltées par la Ville de Montréal, considérées par plusieurs professionnels de l’industrie comme non représentatives du niveau réel de l’épidémie. Plusieurs exterminateurs ne rempliraient pas le formulaire de déclaration d’interventions, malgré l’obligation de le faire. « Il y a un exterminateur qui représente environ 55 % des déclarations qui sont compilées dans le registre de la Ville de Montréal, donc les chiffres sont faussés à ce niveau-là », indique Lucien Dubé.

Rappelons que le propriétaire des Entreprises Maheu limitées, Harold Leavey, avait avancé le même constat au journal Pamplemousse.ca dans un précédent article sur le même sujet. Dans un cas comme dans l’autre, Pamplemousse.ca n’a pas été en mesure de confirmer ces chiffres, les données de la Ville n’indiquant pas le nom de l’entreprise d’extermination qui a effectué l’intervention.

L’exterminateur fait également pression auprès de la Ville-centre pour qu’elle tienne compte des installations publiques dans son registre : écoles, bibliothèques, transport en commun, cinéma, hôpitaux, etc. « Tout ce qui touche les biens de la municipalité est exempté du registre », déplore-t-il. En juillet dernier, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) avait été obligée de fermer plusieurs sections de son établissement après avoir été confrontée au problème.

Selon Lucien Dubé, la conscientisation des citoyens amènera le Registre des punaises de lit de Montréal à devenir éventuellement plus représentatif de l’épidémie que celui tenu par la Ville de Montréal.

 

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