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Un nouveau mandataire pour que le quartier reste vert

Communautaire, Environnement
Avec une liste d’attente de 5 ans pour pouvoir jardiner dans le quartier, l’agriculture urbaine est sans aucun doute un succès. (photo : Image libre de droits — Pexels.com)
Avec une liste d’attente de 5 ans pour pouvoir jardiner dans le quartier, l’agriculture urbaine est très populaire. (photo : Image libre de droits — Pexels.com)

L’arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie a désormais un nouveau mandataire pour s’occuper des jardins communautaires du quartier, et ce dès le printemps.

« La Société de développement environnemental de Rosemont (SODER), qui a fait faillite en 2018, était le mandataire pendant les trois dernières années » explique Jean-Philippe Vermette, directeur des interventions et des politiques publiques au Laboratoire Agriculture Urbaine (AU/LAB), organisme qui prendra la relève. « On a proposé à l’arrondissement de prendre le mandat de gestion des jardins communautaires pour un maximum d’un an », continue-t-il.

Si le mandat ne dure pas plus longtemps, c’est parce que « ce n’est pas dans sa mission de s’occuper des jardins communautaires et qu’ils saisissent l’opportunité de faire une étude », explique Marie-Claude Perreault, chargée de communication à l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie. En effet, l’organisme aura deux mandats à ce chapitre.

Pour le maire de l’arrondissement, François William Croteau, c’est l’occasion « d’aller de l’avant avec une analyse des pratiques et intérêts des citoyens en matière d’agriculture urbaine ». « Le diagnostic complet de la situation permettra de nous doter d’une stratégie d’agriculture urbaine globale à long terme », explique-t-il.

Les élus ont approuvé le tout lors de la séance du conseil d’arrondissement du 14 janvier dernier.

AU/LAB recevra 65 000 $ pour l’année 2019,  stipule le conseil d’arrondissement dans son sommaire décisionnel. De cette somme, 20 000 $ proviennent du budget développement durable et 45 000 $ de celui des jardins communautaires. 47 500 $ seront utilisés pour la gestion du programme des jardins communautaires et 17 500 $ pour faire le diagnostic complet de l’agriculture urbaine.

Diagnostic du territoire

D’après Jean-Philippe Vermette, la première partie du mandat va donc être de « faire la transition pour le programme des jardins communautaires » entre l’ancienne et la nouvelle gestion. L’organisme devra donc rencontrer « les acteurs sur le territoire », mais aussi voir « l’impact des programmes » développés par l’arrondissement et « dans quelles mesures ils ont atteint leurs cibles », explique-t-il.

Dans un deuxième temps, il faudra« voir tout ce qui se fait comme l’agriculture, les jardins communautaires, l’efficacité des programmes comme Faites comme chez vous, voir l’ensemble des pratiques d’agriculture urbaine citoyenne et communautaire », décrit M. Vermette.

POur donner suite à ce diagnostic, AU/LAB fera donc « des recommandations à l’arrondissement en analysant les bonnes pratiques qui se font ailleurs et qui pourraient répondre et, ou, s’adapter au contexte de Rosemont-La Petite-Patrie » explique-t-il. Un rapport final sera remis aux élus dès octobre 2019. Cela permettra à l’arrondissement de mieux cerner les besoins et les envies de ses citoyens.

Futurs projets

Avec une liste d’attente de cinq ans pour pouvoir jardiner dans un des 9 jardins communautaires du quartier, l’agriculture urbaine est très populaire. Rosemont-La Petite-Patrie comptait quelques 1000 participants en 2018. Cette demande, Jean-Philippe Vermette l’explique par l’envie des citoyens de se « réapproprier leur alimentation et s’approcher de pratiques plus durables ».

Beaucoup de citoyens « aimeraient jardiner dans les parcs, mais l’arrondissement ne sait pas trop comment permettre la pratique », explique M. Vermette. Ça fera partie des recommandations qui vont être proposées. Autre question récurrente: celle de la période courte de pratique de l’agriculture urbaine soit de mai à fin octobre. AU/LAB souhaite également trouver des mesures afin de prolonger l’activité.

D’après M. Vermette, l’agriculture urbaine permet d’avoir une conscience plus large sur le lien avec l’alimentation, l’environnement, avec la ville, les voisins.

Si l’agriculture urbaine permet de faire pousser ses propres fruits et légumes, c’est également l’ouverture à beaucoup d’autres pratiques, comme l’apiculture, des poulaillers, ou encore des pâturages pour moutons avec Biquettes à Montréal. Projets également réalisés par AU/LAB dans Rosemont-La Petite-Patrie.

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