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La Petite-Patrie aura son centre social et communautaire

Communautaire, Vie de quartier
Centre Drolet 2. FB Petite-Patrie.org
Le bâtiment excédentaire de la Commission scolaire de Montréal a été construit en 1925. (photo : Facebook PetitePatrie.org)

Après des années de démarches, les sept organismes communautaires installés au 6839, rue Drolet ont enfin réussi à gagner leur bataille et à acheter le bâtiment où ils sont logés. 

Parmi ces groupes, il y a le Centre de ressources et d’action communautaire de La Petite-Patrie, le Mouvement Action-Chômage de Montréal, le Comité logement de la Petite-Patrie et le groupe Au bas de l’Échelle Inc. Certains de ces organismes occupent l’édifice depuis près de 50 ans.

Le 13 février dernier, le comité exécutif de la Ville octroyait un montant de 500 000 $ aux groupes qui occupent le 6839 rue Drolet afin de leur permettre d’acquérir l’immeuble dont le propriétaire est la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Ce montant fait suite au 150 000 $ octroyé par l’arrondissement Rosemont–La-Petite-Patrie pour faciliter aussi l’achat de l’édifice. Les autres bailleurs de fonds sont la Caisse Desjardins du Coeur-de-l’Île, Centraide du Grand Montréal et les groupes locataires qui ont investi une mise de fonds.

Selon un communiqué de presse du CSCPP, datant de juin 2018, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) a autorisé la CSDM à procéder à la vente. La prochaine étape consistera donc à signer l’acte de vente, mentionne-t-on dans le communiqué. Ensuite, il faudra sans doute procéder à certains travaux, car l’édifice, datant de 1925, nécessite une mise aux normes.

La saga de l’acquisition

Le 22 novembre 2017, les commissaires de la CSDM ont accepté à l’unanimité la demande d’achat faite par le CSCPP. Il ne restait plus qu’à obtenir l’approbation finale du MEES (obtenue en juin 2018). Cela mettait fin à une longue saga qui a débuté il y a une dizaine d’années. Et aussi à la menace que la CSDM reprenne l’édifice pour y installer une école. Depuis plusieurs années, le CSDM doit gérer un problème de surpopulation dans ses écoles et pour corriger la situation, elle agrandit des écoles là où c’est possible et reprend certains édifices (qui étaient jugés excédentaires à l’époque) qu’elle louait à des groupes. C’était le cas pour l’édifice du 6839, rue Drolet.

Lors du comité exécutif du 13 février, François Limoges, conseiller du district de Saint-Édouard, a rappelé combien la lutte pour le CSCPP pour demeurer dans l’édifice a été longue et ardue. Plusieurs acteurs importants dans le quartier ont été mis à contribution à cette fin dont trois députés provinciaux (ce qui illustre bien le temps qu’ont pris les démarches) et le député fédéral Alexandre Boulerice.

Tout a commencé lorsque la chaudière de chauffage a brisé, a relaté M. Limoges lors du comité exécutif du 13 février. « La CSDM a pensé alors vendre l’édifice et expulser les groupes qui l’occupaient. Devant cette menace, la seule solution consistait à acheter l’édifice. »

Les organismes formant le CSCPP ont alors décidé de l’acquérir en 2011. Il fallait toutefois procéder au montage financier pour y parvenir. François Limoges a rappelé que le regretté Laurent Bourdon (décédé en juillet 2018) président de la caisse Desjardins Cœur-de-l’île, a beaucoup travaillé à assurer le succès de l’opération.

Les organismes présents dans l’édifice, stratégiquement situé près du marché Jean Talon et du métro, rejoignent 180 groupes et 20 000 personnes chaque année et contribuent à la lutte contre la pauvreté dans le quartier et au-delà.

Dans nos archives

Un pas de plus vers l’achat du 6839, rue Drolet

 

 

 

 

 

 

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