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Gaspillage alimentaire : une nouvelle vie pour les invendus

Communautaire, Vie de quartier
Les tartinades de La Transformerie seront disponibles dans une dizaine de commerces de Rosemont-La Petite-Patrie au mois d'avril. (photo: La Transformerie)
Les tartinades de La Transformerie seront disponibles dans une dizaine de commerces de Rosemont-La Petite-Patrie au mois d’avril. (photo: La Transformerie)

Et si, au lieu de jeter les invendus et les fruits un peu trop mûrs, on les cuisinait pour leur offrir une nouvelle vie? C’est le défi qu’a lancé en 2016 Thibault Renouf à son ami Guillaume Cantin et qui a donné naissance à « La Transformerie.

Des tartinades à saveur de tarte aux pommes, de mangue et d’épices créoles, de fraises et basilic, de framboises et cannelle, des marmelades d’agrumes ou encore de poires et de gingembre : autant de différents produits de La Transformerie que les consommateurs vont pouvoir retrouver au cours du mois d’avril sur les tablettes. En tout, six produits transformés et en conserves seront disponibles dans 3 à 10 commerces de l’arrondissement. Les lieux de ventes seront annoncés sous peu, les uns après les autres, sur le site de l’organisme.

Les produits transformés en tartinades seront vendus autour de 6 $ chez les commerçants participant aux collectes de denrées, la matière première de ces tartinades. 

Des produits qui seront beaucoup moins sucrés, sans gluten et végétalien pour plaire à tous.

Un projet accueilli par l’arrondissement

L’arrondissement, qui s’est engagé dans une démarche zéro déchet depuis 2017, a souhaité soutenir et aider La Transformerie. L’organisme à but non lucratif né dans l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie vient de recevoir 25 000 $ de subventions pour le lancement de leur projet-pilote visant à lutter contre le gaspillage alimentaire.

Comme l’explique Guillaume Cantin, co-initiateur et directeur général de l’organisme, “il y a eu beaucoup de travail en amont pour la logistique et la recherche de commerçants”. Cela a demandé un important travail sur le terrain, qui a commencé par la distribution de cartes d’affaires aux commerçants du quartier sur lesquelles était écrit : “Ne jetez pas, appelez-nous !”. Plusieurs discussions pour expliquer ce projet original ont également été à l’horaire.

Des démarches qui ont porté leurs fruits, puisque La Transformerie a réussi à convaincre plusieurs commerces pour un service de collecte des aliments. Des fruits aux légumes, mais aussi de la viande et du poisson, Guillaume Cantin pense, après étude, récupérer pas moins de 800 kilos de matières une seule fois par semaine chez les dix commerçants avec qui l’organisme collabore. Si pour le moment seulement des produits végétaliens seront en vente au mois d’avril, l’équipe de La Transformerie mijote déjà quelques idées de produits avec les viandes et poissons qu’ils collectent.

Évidemment l’organisme ne récupère pas les aliments qui se trouvent déjà dans les poubelles. Le service de collecte permet toutefois de recueillir des fruits et légumes qui sont trop mûrs pour être vendus, “comme le fruit qu’on laisse mûrir sur sa table”, explique Guillaume Cantin.

Toujours à la recherche d’un local

Comme souligné dans un article paru sur Pamplemousse.ca, La Transformerie n’a toujours pas trouvé de local à ce jour. Le co-initiateur du projet assure être “sur le dossier”. Toujours dans une optique de non-gaspillage, l’organisme souhaite trouver un local où il serait possible de cuisiner, mais également recevoir les produits des collectes et avoir une réserve pour conserver les conserves.

En pleine recherche, Guillaume Cantin explique avoir “déjà rencontré des gens et avec différentes possibilités”. Le but est en fait “de travailler avec quelqu’un qui a déjà un local qui n’est pas utilisé pleinement” ajoute-t-il. Pour l’instant l’organisme continue de chercher et de réfléchir pour trouver le local qui leur conviendrait le mieux.

En décembre 2018, La Transformerie avait lancé une campagne de dons en vue d’entreprendre le lancement de leur première gamme de produits. En un peu plus d’une semaine, l’OBNL avait atteint son but, 2500 $. Voyant un réel intérêt, l’objectif fût finalement augmenté à 5000 $ afin de soutenir l’organisme pour l’achat de matériel de cuisine. Un objectif également réussi à la fin de l’initiative puisque 6767 $ ont été récoltés en date du 9 janvier. Si la campagne est terminée, vous pouvez encore contribuer pour aider La Transformerie en allant faire un don.

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