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Exclusif : Bientôt un espace vert dans le secteur Marconi-Alexandra

Politique, Vie de quartier
Les Amis du parc des gorilles revendiquent de longue date la déminéralisation d'un terrai en plein coeur du secteur Marconi-Alexandra. (photo archives : Simon Van Vliet)
Les Amis du parc des gorilles revendiquent de longue date la déminéralisation d’un terrai en plein coeur du secteur Marconi-Alexandra. (photo archives : Simon Van Vliet)

Fin décembre 2018, la Ville de Montréal a exproprié un terrain de 5500 mètres carrés dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Zotique, Saint-Urbain, Beaubien et de l’Esplanade. Il s’agit d’un pas de géant en vue de la création du parc des Gorilles, espace vert réclamé par les citoyens depuis presque six ans.

Les Amis du parc des Gorilles voient enfin un début d’aboutissement à leur lutte visant à renaturaliser un lieu vacant servant de stationnement dans un secteur où les espaces verts manquent cruellement.

Rappelons les faits. En mai 2013, le promoteur immobilier Olymbec, nouvellement propriétaire du terrain situé dans le quadrilatère (ci-haut mentionné), coupe, sans permis, une cinquantaine d’arbres matures dans la partie sud de sa propriété.

Cette destruction pousse les citoyens du secteur à se mobiliser et à créer un mouvement en faveur de la création d’un espace vert de forme oblique qui s’étendrait de la rue Beaubien jusqu’à la rue Saint-Zotique, au nord. Ainsi est créé le groupe des Amis du parc des Gorilles.

Quatre ans plus tard, en 2017, le mouvement remporte une première victoire. Un avis d’expropriation est émis par la Ville de Montréal. Ce geste marque le début du processus devant mener à l’acquisition du terrain par la ville. L’idée de créer un espace vert fait son chemin et le maire de l’arrondissement, François William Croteau, accepte même que l’aménagement de l’espace se fasse en cogestion avec les Amis du parc des Gorilles.

Un secteur en déficit d’espaces verts

Pour Frances Foster, cofondatrice des Amis du parc des Gorilles, c’est très clair qu’un espace vert est primordial à cet endroit. « Il y a un manque d’espace vert flagrant dans le secteur Marconi-Alexandra et il faut combler cette lacune », dit-elle en ajoutant que la création d’un autre espace vert serait même nécessaire. À l’examen de la carte de l’arrondissement Rosemont–La-Petite-Patrie (RPP), on constate  qu’il existe un déficit « vert » évident dans le secteur. À l’ouest du boulevard Saint-Laurent, on ne trouve que deux petits espaces verts (parc Mozart et parc de la Petite-Italie). Les grands espaces verts et les parcs dans l’arrondissement RPP sont presque tous situés à l’est de la rue D’Iberville.

Un verdissement essentiel

Pourtant, pour atténuer les effets du réchauffement climatique en ville, il est maintenant acquis qu’il faut verdir, accroître la canopée et hausser les surfaces blanches. Les espaces verts et blancs sont en effet un moyen efficace et prouvé de réduire les îlots de chaleur urbains. Depuis quelques années, l’arrondissement RPP s’y active en multipliant le nombre de ruelles vertes, en créant des centaines de saillies végétalisées et en obligeant la pose de membranes blanches lors des rénovations de toitures. Une nouvelle publiée sur Ici Radio-Canada en 2016 démontrait clairement la différence de température entre les zones sans végétation et les zones avec couvert forestier. Ainsi, les endroits les plus chauds en ville sont fortement minéralisés (ex. : zones industrielles) et les endroits les plus frais se trouvent dans les grands parcs (ex. : Cap Saint-Jacques, parc Angrignon). La différence de température entre les deux zones peut être très importante (jusqu’à 10 degrés Celsius).

 

 

 

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