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Réglementation shoebox : les élus de RPP cèdent à la pression

Immobilier, Politique
Une shoebox de la rue Drolet (photo : Pierre de Montvalon)
Une shoebox de la rue Drolet (photo : Pierre de Montvalon)

Les élus ont décidé de reporter l’adoption en seconde lecture du projet de réglementation sur les shoebox à janvier 2019.

Les élus de l’arrondissement Rosemont—La Petite-Patrie ont décidé de reporter à janvier 2019 l’adoption en seconde lecture du projet de réglementation visant à protéger les shoebox de l’arrondissement. L’adoption, initialement prévue au dernier conseil d’arrondissement, le lundi 5 novembre, est donc gelée pour deux mois.

François Croteau, maire de l’arrondissement, a expliqué qu’ «  [il y avait] certains éléments à valider », tout en reconnaissant que le projet de règlement amenait des questions légitimes. Pour aborder ces questions, l’arrondissement va mettre en place un comité ad hoc mixte, constitué de « quelques propriétaires » de shoebox, d’experts en urbanisme ainsi que de représentants d’Héritage Montréal, un organisme dédié à la protection du patrimoine montréalais, et du Conseil du patrimoine de Montréal. La composition précise du comité ainsi que le détail de son mandat seront dévoilés « en temps et lieu » par l’arrondissement.

Un bon signe

« C’est de bon augure : les élus reconnaissent qu’il y a des éléments à préciser dans leur projet de réglementation, analyse Wilfried Cordeau, cofondateur du regroupement des Propriétaires de shoebox de Rosemont—La Petite-Patrie. Nous espérons que l’arrondissement va apporter des modifications rassembleuses afin d’augmenter l’acceptabilité sociale du projet de règlement. »

Toutefois, M. Cordeau reste prudent : « Le message que nous avons envoyé à l’arrondissement semble avoir été entendu, mais nous ne savons pas de quelle manière », explique-t-il. Le caractère socio-économique des shoebox doit aussi être pris en compte dans le projet de réglementation.

Lors du conseil d’arrondissement du 2 octobre dernier, Christine Gosselin, conseillère du Vieux-Rosemont et responsable du patrimoine, a présenté un projet de réglementation afin de protéger les shoebox et l’héritage patrimonial qu’elles représentent. Dès lors, les élus ont fait face à une résistance féroce de la part de nombreux propriétaires de shoebox. Cette résistance avait commencé au dernier conseil d’arrondissement, pour se manifester très vivement durant la consultation publique tenue le 17 octobre dernier.

Cet article a été mis-à-jour le mardi 6 novembre pour y inclure certaines informations dévoilées durant le conseil d’arrondissement du lundi 5 novembre.

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