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L’arrondissement s’engage à protéger les shoebox de Rosemont—La Petite-Patrie

Immobilier, Politique
Une shoebox de la rue Mozart, dans le secteur Marconi-Alexandra (photo : Marie-Maxime de Andrade)
Une shoebox de la rue Mozart, dans le secteur Marconi-Alexandra (photo : Marie-Maxime de Andrade)

Les élus de Rosemont—La Petite-Patrie ont présenté durant le conseil d’arrondissement du 2 octobre dernier un projet afin de protéger les  maisons type shoebox.

Le règlement concernant l’urbanisme de Rosemont—La Petite-Patrie et le règlement régissant la démolition d’immeuble ont été amendés afin de préserver les caractéristiques architecturales des maisons de type shoebox, ces maisons à un étage, au toit plat, construites pour les familles ouvrières qui parsèment le paysage montréalais.

« L’objectif [des modifications aux règlements] est de reconnaître, souligner et protéger la valeur historique, patrimoniale et architecturale des maisons shoebox, explique Christine Gosselin, conseillère d’arrondissement du Vieux-Rosemont, mais aussi de préserver l’opportunité qu’offrent ces maisons aux familles de s’enraciner et de s’épanouir à la grandeur du quartier. »

Mme Gosselin souligne que les shoebox étaient passées sous le radar de la règlementation municipale. « Elles n’apparaissaient nulle part », résume-t-elle, à tel point qu’elles dérogeaient elles-mêmes à la règlementation sur l’urbanisme qui ne considérait que les bâtiments à deux étages et plus. À partir de 2014, l’arrondissement a commencé à modifier son approche réglementaire pour protéger ces maisons patrimoniales.

Nouvelles normes

Les maisons shoebox de Rosemont—La Petite-Patrie se sont fait attribuer une valeur architecturale de 1 à 3, évaluée au moyen d’une grille pondérée établie par l’administration. La valeur 1 regroupe les shoebox avec le moins de caractéristiques architecturales d’intérêt, la valeur 3 regroupe celles en ayant le plus.

Les normes régissant les transformations du bâtiment dépendent de la catégorie attribuée à la maison shoebox. Les contraintes augmentent avec la valeur attribuée à la maison : plus la valeur architecturale est élevée, plus les contraintes sont importantes. Les interventions sur la façade ainsi que l’ajout d’un deuxième étage sont ainsi soumis à plusieurs modalités du règlement.

D’après nos calculs et les données fournies par l’arrondissement, il y a 561 maisons de ce type dans l’arrondissement Rosemont—La Petite-Patrie, dont 88 % ont une valeur de 2 ou 3. La Petite-Patrie en compte 276 dont 83 % ont une valeur de 2 ou 3. Vous pouvez retrouver les modifications aux règlements ainsi que la liste des shoebox sur le site de l’arrondissement.

Répartition des qualités et de la valeur architectural des maisons de type shoebox de l'arrondissement (crédit : Charles Montmeny)

Répartition des qualités et de la valeur architectural des maisons de type shoebox de l’arrondissement (crédit : Charles Montmeny)

À suivre : les inquiétudes des propriétaires de ce type de maison

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