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Les commerces de la Plaza se préparent à l’arrivée de la SQDC

Économie
Une longue file s'est formée sur la rue Saint-Hubert avec l'ouverture d'une succursale de la SQDC (photo : Pierre de Montvalon)
Une longue file s’est formée sur la rue Saint-Hubert avec l’ouverture d’une succursale de la SQDC (photo : Pierre de Montvalon)

« Désastre », « surprise », « espoir » ou « fabuleux » : l’ouverture de l’une des trois succursales montréalaises de la Société québécoise du cannabis (SQDC) sur la Plaza Saint-Hubert suscite diverses réactions chez les commerçants voisins.

Dès les premières heures du matin du 17 octobre, une longue file d’attente s’était formée sur le trottoir ouest de la rue Saint-Hubert, sous l’œil curieux des commerçants. « Ça fait depuis 6 h 30 ce matin qu’ils sont là à faire la queue », raconte Chiro, vendeur chez Chaussures Berti, en pointant les nombreux clients à faire la queue de l’autre côté de la rue.

À 14 h, il fallait compter autour de trois heures et demie pour parvenir à entrer dans la succursale de la SQDC. Après de longues heures dans le froid et le bruit des travaux de la Plaza, les clients n’en étaient pas moins excités. « C’est historique! », lance l’un d’entre eux qui n’a pas voulu donner son nom.

C’était surtout une surprise pour Koumar, propriétaire de la Boutique Damini, un magasin de vêtements, qui n’avait pas été prévenu de l’arrivée d’une succursale de la SQDC. « J’habite en haut de mon magasin et en me réveillant, j’ai découvert la queue. Je ne savais pas ce qu’il se passait! », explique-t-il. Quant à l’impact de l’ouverture d’une succursale de la SQDC sur son commerce, Koumar est prudent. « Attendons une semaine, et on verra ce que ça donne. »

Pour Élyse Benoit, gérante de la librairie Parenthèse, l’arrivée de la SQDC permet de diversifier l’offre de la Plaza. « Quand on parle de diversification de l’offre commerciale, on ne peut pas aller plus loin, note-t-elle. Ça nous apporte une belle visibilité, surtout pendant cette période de travaux. »

Plusieurs craintes

Toutefois, d’autres commerçants voient d’un mauvais œil l’arrivée de la SQDC sur la Plaza. « C’est un désastre, annonce d’emblée Sonia, propriétaire du magasin de robes de mariées Flower Song. Un tel commerce ne devrait pas être là, au vu et au su de tous ». La propriétaire craint que la présence de la SQD fasse fuir sa clientèle et diminue « la valeur de la rue », et ce, à tel point qu’elle envisage de changer d’adresse.

Un gérant de boutique de rue qui a voulu conserver l’anonymat prédit quant à lui que la Plaza allait se devenir comme la place Émilie Gamelin, qui connaît par ailleurs un renouveau depuis les dernières années.

En ce premier jour de légalisation du cannabis, il n’est pas possible d’établir encore les effets de l’arrivée de la SQDC sur l’achalandage de la Plaza. Comme le résume à la blague Iman, propriétaire de Tendances An-Misa, « Si j’étais un restaurant, j’aurais eu plus de clients, mais comme ce n’est pas le cas, ça ne change rien à mon commerce ».

Les clients de la SQDC font la file sous le regard des travailleurs de l'imposant chantier de la Plaza Saint-Hubert

Les clients de la SQDC font la file sous le regard des travailleurs de l’imposant chantier de la Plaza Saint-Hubert

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