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Débat électoral dans Gouin sans la CAQ

Élections 2018, Politique
Les trois candidats dans Gouin ont répondu aux questions du public (photo : Pierre de Montvalon)
Les trois candidats dans Gouin ont répondu aux questions du public (photo : Pierre de Montvalon)

Des témoignages forts de citoyens et citoyennes, quelques piques de part et d’autre : un panel réduit des candidats de Gouin a répondu aux questions du public lors de l’assemblée électorale organisée le 19 septembre dernier.

Seuls Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire (QS), Olivier Gignac du Parti québécois (PQ) et Alessandra Lubrina du Parti libéral du Québec (PLQ) se sont présentés au débat, la candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Ariane Lebel, ayant refusé d’y participer. Voici un résumé des réponses des candidats aux questions du public sur quatre des principaux thèmes abordés durant la soirée.

Pauvreté

  • Alessandra Lubrina convient que les sommes investies par son gouvernement dans l’aide sociale sont « insuffisantes ». La candidate rappelle toutefois que son parti a augmenté le salaire minimum à 12$ de l’heure et souligne que le taux de chômage est historiquement bas. Mme Lubrina insiste aussi sur l’engagement du PLQ de créer un revenu de base pour les 84 000 personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi.
  • Gabriel Nadeau-Dubois rappelle qu’il y a « 800 000 personnes dans la pauvreté au Québec ». Sa formation propose d’augmenter les prestations d’aides sociales et de créer un projet pilote de revenu minimum garanti. « Il faut réinvestir partout! », annonce le candidat de QS. Pour cela, il faut que l’État aille chercher des revenus, explique-t-il. « Il y a de l’argent au Québec : il faut aller le chercher dans les poches des plus fortunés. »
  • « On ne peut pas rester à de tels niveaux de détresse », déplore Olivier Gignac du PQ. « Pas de recette magique : nous proposons un réinvestissement majeur dans la santé, notamment dans les Centres locaux de services communautaires (CLSC). »

Logement

  • Olivier Gignac met l’accent sur les coopératives d’habitation. « Je crois en ça et je souhaite que leur développement soit facilité. »
  • « Le quartier n’est pas immunisé contre le phénomène de l’embourgeoisement, rappelle Alessandra Lubrina. L’augmentation du prix des terrains, puis des loyers pousse les gens à déménager. C’est un phénomène contre lequel il faut lutter. »
  • « Il faut construire davantage de logements sociaux », annonce d’emblée Gabriel Nadeau-Dubois qui rappelle que son parti promet la construction de 50 000 logements abordables. Le candidat de QS insiste aussi sur l’importance de garder les logements dans le marché locatif : « Il faut encadrer l’utilisation des plateformes comme Airbnb qui cannibalisent un quartier ».

Santé

  • Selon Gabriel Nadois-Dubois, le système de santé n’est pas sous-financé, mais mal financé. « L’argent va toujours à la même place : chez les médecins ». Le candidat de QS déplore le désinvestissement dans les CLSC, ce qui a détérioré la qualité et la disponibilité des soins de santé selon lui. « La réforme Barrette a fait mal », résume-t-il.
  • Pour Olivier Gignac, le problème vient de la surcharge du milieu de la santé. « Le PQ propose un décloisonnement des professions médicales des 200 000 professionnels de la santé : pharmaciens, infirmières, etc. Ils devraient être plus autonomes et ne devraient plus aller systématiquement chercher le O.K du médecin. »
  • Alessandra Lubrina défend le bilan de son gouvernement et propose d’augmenter le nombre d’infirmières ainsi que d’améliorer leurs conditions de travail. « Nous avons travaillé sur l’amélioration des services de santé, mais c’est loin d’être parfait. Nous avons obtenu des résultats, mais pouvons faire mieux », promet-elle.

Environnement

  • Alessandra Lubrina rappelle qu’il faut revoir nos modes de consommation et répète que son parti a pris l’engagement d’offrir la gratuité des transports en commun aux étudiants et aux aînés.
  • Gabriel Nadeau-Dubois rappelle que l’environnement est une priorité de son parti. «  La lutte aux changements climatiques est la grande crise du XXIe siècle, explique-t-il. Pour respecter les cibles [en terme de réduction de gaz à effet de serre] de l’accord de Paris, il nous faut des moyens ambitieux. » Pour atteindre cet objectif, il faudra faire l’indépendance du Québec, selon lui.
  • « Le projet national pour l’environnement, c’est l’indépendance! » tonne Olivier Gignac. « Il faut arrêter d’être à la remorque des oléoducs pour bâtir une nation forte et verte. »

Le débat a été organisé par la Coalition contre la pauvreté de La Petite-Patrie. Les candidates du Parti nul, du Bloc pot et du Parti vert du Québec n’ont pas été invitées. Vous pouvez réécouter le débat sur notre page Facebook.

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