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Le transport actif pour se rendre au travail en hausse dans RPP

Transport
Cycliste boyer. FB Coalition vélo de Montréal
Le vélo est utilisé dans 8,8% des déplacements dans Rosemont-La Petite-Patrie. (photo : Facebook – Coalition Vélo Montréal Bike Coalition)

Les résidents de Rosemont-La Petite-Patrie qui travaillent au centre-ville sont beaucoup plus enclins à se déplacer en vélo lorsqu’ils peuvent utiliser un trajet efficace et des pistes cyclables sécuritaires.

Parmi ceux qui ont le plus délaissé les transports en commun ces dernières années pour se tourner vers le vélo et la marche, les résidents de Rosemont-La Petite-Patrie arrivent en troisième place, après ceux du Plateau Mont-Royal et d’Outremont.

C’est en partie ce que révèle une analyse du bulletin Perspective Grand Montréal publiée dimanche par la Communauté métropolitaine de Montréal. Selon les chiffres de l’analyse, le nombre de citoyens de l’arrondissement qui choisissent le vélo comme moyen de transport pour se rendre au travail a augmenté de 2,2 % entre 2011 et 2016. Une hausse de 2,9 % du côté du Plateau Mont-Royal et de 3,1 % dans Outremont.

Sécurité et efficacité

Outre le fait que ces quartiers sont à proximité du centre-ville, cette hausse de la pratique du vélo s’explique en partie par la présence d’un important réseau de pistes cyclables implanté dans les trois arrondissements.

Cependant, les trajets sécuritaires sont probablement la raison qui explique le mieux la popularité du vélo chez les travailleurs, selon Daniel Lambert, l’un des porte-parole de la Coalition Vélo de Montréal. « La Ville a fait beaucoup de choses pour rendre les trajets plus sécuritaires, le résultat est que les résidents utilisent plus les vélos », affirme-t-il.

La piste cyclable de la rue Boyer, par exemple, est largement utilisée par les cyclistes de Rosemont-La Petite-Patrie, car elle permet un trajet simple et sécuritaire afin de rejoindre les pistes cyclables du Plateau-Mont-Royal pour ensuite se rendre au centre-ville. De plus, l’ajout de nombreux dos-d’âne et l’abaissement des limites de vitesse dans l’arrondissement ont contribué à ralentir la circulation des véhicules, améliorant ainsi le sentiment de sécurité des cyclistes sur le territoire.

Pistes cyclables protégées

« Si on veut attirer de nouveaux cyclistes, il faut offrir des pistes cyclables sécuritaires », affirme cependant Daniel Lambert. « Beaucoup de citoyens ne se sentent toujours pas en sécurité lorsqu’ils font du vélo, surtout sur les grandes artères où on retrouve rarement des pistes cyclables protégées. »

En effet, peu de grandes artères possèdent une piste cyclable où les cyclistes sont protégés des voitures par un muret de béton, à l’exemple de celles du boulevard Maisonneuve ou de la Côte-Sainte-Catherine.  Sur la majorité de leur trajet vers le centre-ville, les cyclistes ne sont souvent pas protégés des voitures et des portières.

Pour se rendre rapidement au centre-ville et éviter de faire des détours, de nombreux cyclistes choisissent de passer par l’avenue du Parc, la rue Saint-Denis et la rue Saint-Urbain. La Coalition demande donc d’installer des pistes cyclable protégées ou de sécuriser celles déjà existantes. Du côté des artères est-ouest dans Rosemont-La Petite-Patrie, la rue Jean-Talon nécessite également une piste cyclable sécuritaire pour les nombreux cyclistes qui la fréquente, selon la Coalition vélo de Montréal.

15% des déplacements en vélo

Afin d’encourager davantage les déplacements en vélo, la Ville de Montréal et les élus d’arrondissement devront continuer à sécuriser les trajets entre les quartiers résidentiels et le centre-ville. Projet Montréal parviendra peut-être ainsi à respecter son engagement visant à ce que d’ici 10 ans le vélo représente 15 % des déplacements en ville. Pour le moment, l’utilisation du vélo représente un peu plus de 8 % des déplacements domicile-travail effectués à Rosemont-La Petite-Patrie et 14,5 % sur Le Plateau Mont-Royal.

Lors de la campagne électorale, Projet Montréal avait présenté son Réseau express vélo (REV), un engagement important qui prévoit aménager 35 km de pistes protégées par an pour les quatre prochaines années. En tout, 140 km sont prévus pour sécuriser et désengorger les pistes actuelles. Un budget de 50 M$ a d’ailleurs été réservé pour développer le REV dans le programme triennal d’immobilisation (PTI) de l’administration Plante-Dorais pour la période 2018-2020.

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