Publicité

Parc des Gorilles: rappel des demandes des citoyens

Environnement
Parc des Gorilles. Simon Van Vliet
Les résidents de Marconi-Alexandra avaient tenu un rassemblement au parc des Gorilles le 16 septembre 2016 lors de l’événement Park(ing) Day. (photo : Gracieuseté — Simon Van Vliet)

Les AmiEs du parc des Gorilles interpellent les élus locaux concernant l’avenir du terrain, situé dans Marconi-Alexandra, dans une résolution adoptée lors de leur première assemblée générale annuelle le 25 janvier dernier.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis le début du processus d’expropriation de l’ancienne friche ferroviaire, surnommée « parc des Gorilles », entrepris par la Ville de Montréal au printemps 2017. Alors que la décision du tribunal doit être entendue dans les prochains mois, les Amis du parc des Gorilles veulent être inclus dans la gestion de l’espace situé au sud de la rue Saint-Zotique, entre Saint-Urbain et de l’Esplanade.

Afin de s’en assurer, ils réclament une rencontre officielle avec les responsables du dossier dans Rosemont-La Petite-Patrie et à la Ville de Montréal. « On veut que les résidents, les usagers et les travailleurs puissent avoir leur mot à dire sur le développement du projet; dans sa conceptualisation, son animation, son entretien, etc. », souligne Mikael St-Pierre, directeur à la Société de développement environnemental de Rosemont (SODER), qui siège sur le conseil d’administration du comité citoyen.

Dans leur résolution adoptée en assemblée générale la semaine dernière, les AmiEs du parc des Gorilles rappellent également l’une de leurs demandes de revoir l’aménagement de l’intersection Beaubien/St-Urbain afin de maximiser la sécurité des citoyens. Finalement, ils incitent les élus à lancer une démarche de planification concertée du développement urbain dans le secteur de Marconi-Alexandra.

Bonne relation

Les AmiEs du parc des Gorilles sont toutefois confiants que leurs demandes seront entendues puisque leur relation avec l’arrondissement a toujours été « franche et saine ». « Les élus ont été collaboratifs depuis le Jour 1, affirme M. St-Pierre. C’est un projet citoyen, mais c’est en partie grâce à eux que le terrain va redevenir un espace public. »

Le maire d’arrondissement, François Croteau, a d’ailleurs mainte fois affirmé dans le passé vouloir confier la gestion de l’espace au regroupement des AmiEs du parc des Gorilles, à la manière de la cogestion du Champ des possibles dans Le Plateau. « Maintenant qu’il y a eu un changement de cap à la ville-centre, les AmiEs du Parc des Gorilles aimeraient voir les élus locaux se pencher à nouveau sur le sujet », rappelle M. St-Pierre.

D’informel à OBNL

L’assemblée générale du 25 janvier a également permis l’élection d’un nouveau conseil d’administration composé de sept personnes provenant principalement des milieux de l’art, de l’environnement, de l’urbanisme et des médias. Formé en 2013, le regroupement de citoyens est devenu un organisme à but non lucratif en 2016.

Il y a quatre ans, les citoyens s’étaient rassemblés pour s’opposer au groupe immobilier Olymbec qui avait acquis le terrain de 7 000 mètres carrés au Canadien Pacifique (CP) la même année. Le nouvel acquisiteur avait soulevé la gronde des citoyens en abattant des dizaines d’arbres matures et en recouvrant le terrain de gravier pour en faire des places de stationnement alors que la nature envahissait l’espace.

Avant l’arrivée d’Olymbec, plusieurs variétés de plantes et d’arbres poussaient sur le terrain vague, lui donnant un air sauvage – d’où le nom « parc des Gorilles ». Rassemblés sous l’appellation des AmiEs du parc des Gorilles, les citoyens ont mené plusieurs actions depuis, notamment dans le cadre de l’événement Park(ing) day afin de reconvertir le site en espace public.

Vos commentaires
loading...