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Apprendre le français pour mieux s’intégrer

Vie de quartier
Samira, Mahboubeh, Shamim. Photo CB
Samira (gauche), Mahboubeh (centre) et Shamim (droite) à la fête interculturelle de fin d’année de l’organisme La Maisonnée. (photo : Catherine Bernard)

Mahboubeh et Shamim, originaires d’Iran, se sont installés dans La Petite-Patrie il y a un peu plus d’un an après avoir d’abord vécu en France. Rencontrés lors de la fête interculturelle de l’organisme La Maisonnée, le journal La Petite-Patrie a discuté avec eux des défis de l’intégration.

À la même date l’an passé, ils venaient tout juste d’arriver à Montréal et n’avaient pas pu assister à la soirée festive de l’organisme. Cette année, ils comptent bien profiter du temps des fêtes et festoyer avec leur nouvel entourage. Professeurs de français tous les deux, ce n’est pas un hasard s’ils ont réussi à rapidement se faire un cercle d’amis et à trouver un emploi. Comme c’est la deuxième fois qu’ils s’installent dans un nouveau pays — ils ont d’abord quitté l’Iran pour vivre en France pendant cinq ans —, ils pourraient pratiquement être qualifiés d’experts de l’intégration.

Enseignant eux-mêmes à des immigrants qui veulent apprendre le français à Montréal, ils réalisent que ce n’est pas toujours facile d’y arriver. Selon eux, l’apprentissage du français est la première chose sur laquelle les nouveaux arrivants au Québec devraient se concentrer.

En guise d’exemple, Mahboubeh et Shamim parlent de leur amie Samira qui les a d’ailleurs accompagnés à la fête interculturelle. En ce qui concerne la jeune femme, également d’origine iranienne, l’apprentissage du français l’a énormément aidée à s’intégrer à Montréal.

Arrivée il y a près de six ans avec son mari, elle parle aujourd’hui un très bon français puisqu’elle s’est mise à la tâche dès les premiers mois. « Il faut apprendre rapidement le français et surtout, arrêter de toujours faire des comparaisons avec son pays d’origine! », conseille-t-elle aux nouveaux arrivants.

S’intéresser à la société d’accueil

Samira et son mari se sont très vite intéressés à la province. En riant, elle raconte qu’ils visionnaient des films tels que Bon Cop, Bad Cop pour apprendre le « parler » québécois.

Le jeune couple a également participé aux manifestations étudiantes de 2012 alors qu’ils suivaient le programme de francisation donné à l’UQAM. Informés par leur professeur des raisons de la grève, ils ont voulu être solidaires. « On est allé manifester, on s’est informé aussi sur l’histoire du Québec, soutient Samira, ça nous a aussi permis de rencontrer de nombreux amis qu’on a encore aujourd’hui ».

Créer des liens

Pour Mahboubeh, Shamim et Samira, la soirée de La Maisonnée est également une occasion de rencontrer des gens qui habitent dans le quartier et de créer des liens. « C’est toujours difficile de changer les habitudes qu’on avait dans notre pays », souligne Mahboubeh. Il y a le cercle d’amis à refaire, la famille qui est loin et il faut parfois s’adapter à de nouvelles habitudes alimentaires.

Elle explique que lorsqu’ils ont quitté l’Iran pour s’installer en France, ils recherchaient des éléments de leur pays un peu partout. Maintenant à Montréal, elle parcourt les boulangeries à la recherche de la baguette française qui lui rappellera son premier pays d’adoption!

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