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S’inspirer d’un souvenir d’enfance pour créer

Culture
Artothèque. Texte ta démarche
Sous le thème «souvenirs d’enfance», les adolescents seront amenés à créer à l’aide des techniques de l’estampe et du collage. (photo : gracieuseté de l’Artothèque)

La création artistique pour améliorer l’estime de soi des jeunes et les aider à mieux se connaître. C’est l’inspiration du nouveau projet de l’Artothèque, qui accueillera plusieurs adolescents, fréquentant différentes maisons des jeunes à Montréal, en 2018.

Accompagnés par l’artiste Élisabeth Dupond, des adolescents seront amenés à s’inspirer de leurs souvenirs, de leur enfance afin de créer leur propre œuvre. Par groupe de 20 participants à la fois, le projet Texte ta démarche artistique sera étalé sur trois ateliers, pour un total de sept heures.

« C’est pour démystifier la création artistique; le génie des artistes, explique Thi-My Truong, chargée de la consignation et de la programmation culturelle à L’Artothèque. C’est pour dire aux jeunes : tu sais que toi, avec ton expérience, tu peux créer des choses merveilleuses. »

Élisabeth Dupond est une artiste-graveuse, travaillant particulièrement avec l’estampe. Elle entamera le premier atelier en présentant ses œuvres au groupe. « On trouve sa démarche artistique de très bonne qualité, souligne Mme Truong, c’est pour ça qu’on lui a demandé de parler de ses oeuvres, en expliquant d’où viennent ses inspirations. »

À l’aide des techniques de l’estampe et du collage, les participants pourront ensuite créer à leur tour. Ils devront également conscientiser l’évolution de leur œuvre à travers l’écriture d’un texte portant sur leur démarche artistique.

Réfléchi pour les jeunes

Avant de lancer le projet, l’Artothèque a tout d’abord mesuré l’intérêt du public cible auprès des coordonnateurs de différentes maisons des jeunes à Montréal.

« Les coordonnateurs en ont parlé aux jeunes et ils sont très intéressés!, s’enthousiasme Thi-My Truong. Ensuite, c’est sur une base volontaire que les jeunes sont invités à participer, alors il n’y a aucune obligation. »

En séparant le projet en trois sessions, l’objectif est de permettre à chaque créateur d’avoir un recul sur son œuvre. Selon la chargée de la programmation culturelle, cela va « permettre un moment de recueillement, une pause où l’on se permet de mûrir le projet ».

« C’est sûr qu’il va y avoir des blocages, soutient-elle, en parlant de la création artistique. Mais c’est le processus qui compte et il n’y aura pas de pression. »

Outre l’artiste-graveuse, qui sera présente tout au long du projet, la médiatrice culturelle à l’Artothèque, Annie Mathieu, et Thi-My Truong accompagneront également les adolescents durant leur exercice de créativité.

Selon l’Artothèque, la création artistique permet d’améliorer l’estime de soi d’un individu. « L’art c’est la vie; c’est en nous », affirme Mme Truong, en ajoutant vouloir montrer aux jeunes comment on peut partir de soi-même pour créer quelque chose d’universel.

L’Artothèque souhaite ensuite faire une exposition avec les œuvres créées durant l’atelier, dans les semaines qui suivront la fin des activités.

Une première maison des jeunes de Montréal participera au projet-pilote, au début de l’année 2018. L’expérience sera ensuite répétée, selon les conclusions du premier atelier.

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