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Une séance de porte-à-porte avec Marc-André Gadoury

Politique
Marc-André Gadoury
Marc-André Gadoury (à droite) lors de la distribution de tracts au métro Viau. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Après huit ans à siéger comme conseiller municipal dans le district Étienne-Desmarteau, Marc-André Gadoury fait finalement le saut comme candidat à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie sous la bannière de l’Équipe Denis Coderre. Entretien avec un candidat qui a changé de parti il y a deux ans pour suivre ses valeurs.

C’est au métro Viau pour une séance de distribution de tracts que Marc-André Gadoury m’a donné rendez-vous. « Denis Coderre est allé chercher des citoyens issus de tous les milieux culturels. Il prône la diversité », fait remarquer le candidat, qui était également accompagné de Myriam Laagad, candidate au poste de conseillère municipale dans le Vieux-Rosemont.

Avec quelques confrères qui se présentent dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, il s’est adonné pendant une heure à une séance de poignées de mains auprès des citoyens pressés de l’heure de pointe. En présence de Denis Coderre, il va s’en dire que les candidats attiraient particulièrement l’attention. « Les selfies ont amenée une autre approche auprès des citoyens depuis quelques années », conçoit Marc-André Gadoury au moment où un groupe d’adolescents sollicitent M. Coderre pour une séance d’autoportraits.

Dynamique d’opposition à dynamique de collaboration

Une fois la distribution de pamphlets terminée, il propose de rejoindre le candidat au poste de conseiller municipal dans Saint-Édouard, Jack Hallak, pour une séance de porte-à-porte dans le secteur Marconi-Alexandra (Mile-Ex).

Le trajet donne l’occasion de discuter de ses ambitions pour le quartier puis de sa décision de quitter Projet Montréal pour rejoindre l’Équipe Denis Coderre en août 2016. Marc-André Gadoury admet avoir voulu suivre les pas de Richard Bergeron, ancien chef de Projet Montréal qui a également quitté le parti pour siéger comme indépendant pour finalement se rallier lui aussi à l’Équipe Denis Coderre en novembre 2016.

« J’étais avec Richard depuis très longtemps. Le voir se réaliser, le fait de pouvoir contribuer à la Ville de Montréal et faire en sorte que Rosemont-La Petite-Patrie retourne à la table des décisions m’a encouragé à le suivre », explique Marc-André Gadoury qui a oeuvré au sein du Parti Vert du Québec et du Canada avant de se lancer en politique municipale.

Pour ce passionné de planche à neige, de marche en montagne et fier partisan de l’Impact, il était aussi question de passer d’une logique d’opposition à une logique de collaboration. « C’est toujours des antagonismes avec la Ville Centre. On va travailler beaucoup plus en collaboration avec les partenaires et, en ce sens, les citoyens peuvent s’attendre à un changement » témoigne celui qui jongle lui aussi avec son nouveau rôle de papa en même temps que la campagne électorale.

C’est notamment en compagnie de son fils et de sa conjointe qu’il cogne à la porte des citoyens du quartier presque tous les soirs. Pour Marc-André Gadoury, il était clair depuis longtemps qu’il allait délaisser le siège qu’il occupe depuis 2009 comme conseiller municipal dans Étienne-Desmarteau pour se présenter à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie, et ce, même si la conciliation travail-famille s’annonce plus difficile s’il est élu. « Les gens me posaient souvent la question quand ils me croisaient et ils m’encourageaient à le faire », témoigne le candidat.

Un maire de proximité

Il est difficile de dire à quoi ressemblera l’arrondissement s’il est gouverné par un maire allié à Équipe Denis Coderre étant donné que c’est François William Croteau (Projet Montréal) qui est à sa tête depuis huit ans. Or, Marc-André Gadoury promet d’être un maire de terrain. « Il va y avoir plus d’ouverture et l’administration va être axée sur le citoyen », promet le passionné d’environnement, en soulignant qu’il se fait toujours un devoir de rencontrer les citoyens et de les épauler dans leurs dossiers de proximité.

Pour se faire, il s’engage entre autres à « redonner la voix aux conseillers » lors des conseils d’arrondissement. « Avant les gens s’inscrivaient à la période de questions et selon celles-ci, les conseillers pouvaient ajouter des points. Maintenant, toutes les questions sont répondues que par le maire. Aucun conseiller ne peut prendre la parole [NDLR : à moins que la question soit adressée à un conseiller] », déplore le candidat, qui souhaite aussi organiser des conseils d’arrondissement en plein air durant l’été.

Il s’indigne également que le bulletin d’arrondissement, envoyé par la poste à tous les résidents du quartier, ne contienne plus le mot des conseillers. « Ç’a été coupé. Pour moi, c’est illogique. On veut augmenter l’accès aux élus et non pas le réduire », souligne Marc-André Gadoury, qui a étudié en génie informatique.

Toujours dans l’idée de repenser la démocratie municipale, Marc-André Gadoury compte également mettre en place un Conseil jeunesse dans Rosemont-La Petite-Patrie. Les jeunes de 16 à 30 ans seront ainsi invités à participer à la prise de décision, ce qui permettra d’animer leur intérêt pour la politique et de les faire participer à la vie démocratie du quartier.

Sécuriser dans le consensus

Bien que l’Équipe Denis Coderre est souvent qualifiée de « proautomobiliste » par les citoyens partisans de l’équipe adverse, Marc-André Gadoury assure que ce n’est pas le cas. Il fait notamment valoir l’idée de profiter des possibilités de développement dans le secteur Bellechasse pour développer « un quartier sans voiture ».

Il croit aussi qu’il faut continuer à sécuriser certaines intersections, sans faire « la guerre aux automobiles » pour autant. Selon lui, certaines mesures mises en place par le maire sortant ne sont pas adaptées à leur emplacement. « Quand il y a des dos d’âne, il n’y a aucune mesure pour sécuriser les piétons à l’intersection. Ça augmente le risque de collision piéton-automobile, car après le dernier dos d’âne, les automobilistes accélèrent », explique M. Gadoury, qui croit également que certains panneaux « Arrêt » sont mal situés.

De ses huit ans d’expérience comme conseiller municipal, Marc-André Gadoury tire bénéfice de toutes ses rencontres avec les résidents du quartier. « C’est extrêmement gratifiant d’aider les citoyens à améliorer leur quotidien. C’est ce que j’aime en politique », dit-il.

Il demeure convaincu que l’ouverture et la proximité qu’il souhaite instaurer lui permettront de gouverner l’arrondissement à la hauteur des attentes des citoyens.

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