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Scott McKay pour Équipe Denis Coderre : aller plus loin que le tape-à-l’oeil

Politique
Scott McKay
Scott McKay a été conseiller municipal sous l’équipe du maire Jean Doré, chef du Parti vert du Québec puis député pour le Parti Québécois. (photo : Gracieuseté)

Les citoyens l’ont connu comme chef du Parti vert du Québec puis comme député pour le Parti Québécois. Après trois ans d’absence, Scott McKay fait un retour sur la scène politique dans le district Étienne-Desmarteau pour l’Équipe Denis Coderre.

« Je me suis demandé quel est le meilleur endroit pour lutter contre les changements climatiques et faire en sorte qu’on évite les pires conséquences. Je crois que c’est sur le terrain et dans les Villes », explique M. Mckay, qui se réjouit de voir les maires prendre de plus en plus de leadership en matière d’enjeux climatiques. Celui-ci admet avoir été approché par le maire sortant de la Ville de Montréal, Denis Coderre, alors qu’ils travaillaient ensemble à l’Alliance des Villes et des Grands Lacs.

Force est de croire que M. Coderre a misé sur un candidat passionné par l’environnement pour défaire le discours de Projet Montréal, qui affirme que la Vision Zéro de l’administration actuelle se résume à un simple slogan. Rappelons que Scott McKay a travaillé à fermer la centrale nucléaire Gentilly-2. Dans les années 1970, il se rappelle également avoir participé à un « die-in » au Cégep afin de réclamer plus de pistes cyclables. « On faisait semblant de mourir puisque les cyclistes meurent écrasés par des voitures », se remémore celui qui a également oeuvré comme conseiller municipal de 1986 à 1994 sous l’équipe du maire Jean Doré.

Engagements environnementaux

Or, si l’on se fie à ce qui lui tient à coeur, son engagement en politique municipale ne prendrait-il pas plus de sens au sein de Projet Montréal, un parti qui se réclame plus vert que son adversaire ? Scott McKay est plutôt d’avis que les initiatives vertes retrouvées dans le quartier sont le fruit des efforts mis par les citoyens.

À l’égard des projets mis en place par le maire sortant de l’arrondissement, le candidat est plutôt d’avis qu’il s’agit d’un « tape-à-l’oeil » qu’il faut dépasser. « C’est bien de planter des fleurs et d’élargir les trottoirs. On ne peut pas être contre. Mais d’un point de vue environnemental, c’est une occasion ratée de pouvoir implanter des technologies vertes », estime le candidat.

Selon lui, il faudrait par exemple créer des tranchées d’infiltration en bordure des trottoirs avec du gravier et du sable afin de récupérer les eaux de pluie. L’eau serait ainsi filtrée et pourrait être récupérée pour arroser les plantes et nettoyer les trottoirs au lieu d’avoir été traitée pour retourner dans le fleuve. « Ça coûte plus cher sur le coup, mais on va économiser puisqu’on n’aura pas besoin d’élargir les conduites de drainage avec la pluie qui tombe de façon plus concentrée », explique M. Mckay.

Celui-ci compte notamment soutenir diverses initiatives citoyennes, dont le projet Celsius de l’organisme Solon qui vise à implanter des projets de géothermie dans les ruelles de Rosemont-La Petite-Patrie. « Mon idée est de rassembler les citoyens et entrepreneurs du quartier qui ont de nouvelles idées et des nouvelles technologies pour créer une masse critique et voir comment l’arrondissement peut les supporter » fait valoir le candidat, qui a d’ailleurs travaillé dans le monde des affaires et à commercialiser des technologies vertes.

Pour Scott McKay, Rosemont-La Petite-Patrie peut être « un véritable laboratoire d’innovations vertes ».

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