Publicité

Partager les bons coups pour améliorer la sécurité dans les ruelles

Environnement, Transport
ruelles
Avec sa traverse de lutins qui réduit efficacement la circulation automobile, « La Ruelle Nombril de l’île », située entre les rues de Saint-Vallier et de Châteaubriand à la hauteur des rues de Bellechasse et Rosemont, a remporté le premier prix offert par Solon. (photo : Gracieuseté — Gabrielle van Durme)

Deux ruelles de La Petite-Patrie remportent un prix pour leur aménagement efficace et convivial en matière de sécurité.

Ce mérite fait suite à un concours nommé « En sécurité dans ma ruelle » mis en place par l’organisme Solon. Les citoyens avaient été invités en août dernier à mettre en place un projet pour rendre les ruelles de La Petite-Patrie, Rosemont et Villeray plus sécuritaires et ainsi créer « des milieux de vie conviviaux, inclusifs, résilients, prospères et sans carbone ».

Le coffre à jouets de la ruelle Saint-Denis/de Saint-Vallier (entre les rues Jean-Talon et Bélanger). (Photo : Gracieuseté – Gabrielle van Durme)

Quelques idées

L’organisme a octroyé un prix de 250 $ à « La Ruelle Nombril de l’île », située entre les rues de Saint-Vallier et de Châteaubriand à la hauteur des rues de Bellechasse et Rosemont pour son efficacité à réduire la circulation automobile. La ruelle située entre les rues Saint-Denis et de Saint-Vallier et entre les rues Jean-Talon et Bélanger a également reçu 50 $ pour son initiative conviviale.

Dans la première, les résidents ont créé une « traverse de lutins ». Des petits bonhommes verts peuvent être retrouvés sur une partie de la ruelle, ayant pour effet de réduire l’espace disponible pour la voiture à 3,5 m, soit l’espace minimum que doivent laisser les citoyens aux automobilistes. Ces derniers sont donc obligés de circuler plus lentement s’ils ne veulent pas accrocher les lutins. « Ce que nous avons aimé, c’est qu’ils ont osé s’approprier tout l’espace qu’ils pouvaient prendre », explique la cofondatrice de Solon, Gabriel van Durme.

La ruelle Saint-Denis/de Saint-Vallier a, quant à elle utiliser un coffre à jouets pour restreindre l’espace disponible. « Ils ont aligné le côté obstacle à un espace qui sert de lieu de rencontre », fait valoir Mme van Durme.

Partager les bonnes idées

Par ce concours, Solon vise à partager à plus grande échelle ce qui se fait pour sécuriser les ruelles de l’arrondissement. « J’ai l’impression que les citoyens ont un besoin de savoir ce que les autres font dans leur ruelle, comment ils gèrent les enjeux, combien ça leur coûte et combien ça leur prend de temps pour mettre en oeuvre des projets », remarque-t-elle.

Dans cette idée, l’Écoquartier de Rosemont-La Petite-Patrie a mis en valeur cinq projets qui ont reçu une mention spéciale lors du rendez-vous des ruelles vertes en août dernier sur la plateforme web « Let’s Hub ». Les citoyens peuvent y partager leurs projets à impacts positifs et bons coups. « C’est une façon de tester et d’explorer si cette plateforme pourrait être un bon outil pour favoriser le partage d’expériences entre ruelles », raconte la cofondatrice de Solon.

L’organisme sera-t-il mené à utiliser davantage le site pour promouvoir les bonnes initiatives du quartier ? Gabrielle van Durme admet se heurter à un grand casse-tête. « Ça demande d’avoir le réflexe de se créer un compte, d’aller sur le site et d’y intégrer l’information. C’est tout un défi associé au partage d’expérience ! », dit-elle.

Pour sa part, le Regroupement des écoquartiers travaille sur la rédaction d’un « guide d’implantation de ruelles vertes » et d’un « guide d’aménagement de ruelles actives et sécuritaires » pour la Ville de Montréal dans le cadre de la politique de l’enfant. Ces deux ouvrages permettront d’éclairer les résidents de la métropole sur la mise en oeuvre d’une ruelle verte.

À lire également : Automobiles : contrecoups à la sécurité des ruelles

Vos commentaires
loading...