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Une campagne « diamétralement opposée », estime François W. Croteau

Politique
électoral
Les candidats de Projet Montréal dans Rosemont-La Petite-Patrie. De gauche à droite : François Limoges (candidat dans Saint-Édouard), Stéphanie Watt (candidate dans Étienne-Desmarteau), François William Croteau (candidat à la mairie), Christine Gosselin (candidate dans le Vieux-Rosemont), Jocelyn Pauzé (candidat dans Marie-Victorin).

Les candidats de Projet Montréal dans Rosemont-La Petite-Patrie ont pris possession de leur local électoral jeudi soir au 1895, rue Bélanger. Une occasion de donner le ton à la campagne électorale.

« Nous avons deux visions qui s’affrontent cette année à Montréal, deux visions claires : une vision des années 1970 portée par Denis Coderre et une vision moderne portée par Projet Montréal » a lancé d’emblée le candidat de Projet Montréal à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau, devant la centaine de bénévoles venus offrir leur aide pour poser les pancartes électorales des candidats du parti.

À son avis, la campagne électorale qui s’amorce entre Projet Montréal et Équipe Coderre sera « diamétralement opposée », ce qui aidera autant les candidats à se démarquer que les citoyens à faire leur choix. « Pour nous, la Vision Zéro n’est pas juste un slogan », fait valoir M. Croteau, qui compte apporter des solutions aux enjeux de mobilité et d’habitation pour les familles.

Dans une entrevue accordée à Urbania il y a quatre ans, le maire sortant avait pourtant affirmé ne pas vouloir se représenter pour un troisième mandat. « Je crois qu’on devrait avoir une limite de deux mandats sur chaque type de pouvoir et je me l’impose », avait-il confié au magazine.

« Lors du départ de Richard Bergeron [ancien chef de Projet Montréal qui s’est joint au parti de Denis Coderre], je regardais les enjeux et je n’aimais pas la manière dont l’avenir se dirigeait. Je me suis dit que je ne pouvais pas quitter le bateau au moment le plus important », explique aujourd’hui François William Croteau.

Une campagne féministe?

Avec une femme à la tête de Projet Montréal, la campagne électorale risque bien de prendre une tournure féministe. C’est du moins ce que laisse croire François William Croteau. « Nous avons une femme dynamique et rafraîchissante à la tête de Projet Montréal, qui a des idées et qui amène une vision moderne et féministe de la ville. Ce qui n’est pas le cas avec cette gang de Boys Club a l’Hôtel de Ville, qui règnent entre hommes et qui font semblant qu’ils sont pour la place des femmes en politique alors que c’est faux », a lancé le candidat à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie hier soir.

C’est d’ailleurs dans l’idée de changer les choses en tant que mère que Stéphanie Watt, candidate dans Étienne-Desmarteau pour Projet Montréal, s’est présentée en politique. « Quand je suis devenue mère, j’ai vu que la Ville ne répondait pas à mes nouveaux besoins et à ceux de mon fils », raconte Mme Watt, qui est géographe de formation.

Pour sa part, le candidat de Projet Montréal dans le district de Saint-Édouard, François Limoges, dit entamer la campagne avec confiance. « Notre équipe est arrivée à maturité et notre chef, Valérie Plante, a une capacité à rejoindre le coeur des gens qui est intéressante », dit M. Limoges, qui sollicite un troisième mandat.

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