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Quelques semaines avant de dire adieu à l’actuelle marquise

Histoire
marquise
Bien qu’elle n’a pas fait l’unanimité lors de sa construction en 1984, la marquise de la Plaza Saint-Hubert façonne aujourd’hui le paysage urbain de Montréal. (photo : Archives – Lindsay-Anne Prévost)

Les citoyens devront bientôt faire le deuil de l’actuelle marquise de la Plaza Saint-Hubert, véritable emblème de l’artère commerciale depuis 1984.

La nouvelle marquise possédera une structure d’acier, des panneaux de verres ainsi que des piliers en bordure de la chaussée. (photo : Archives – Ville de Montréal)

Selon le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Plaza Saint-Hubert, Mike Parente, le démantèlement s’amorcera d’ici le début du mois d’octobre. Censés débuter à l’été 2017, les travaux avaient finalement été reportés au mois de septembre avant de prendre encore un peu de retard.

« Il y a eu quelques petits détails à fignoler. Les commerçants ont demandé d’enlever la marquise par section et un an avant [que les travaux commencent] au lieu de l’enlever au complet afin de ne pas garder les sections trop longtemps sans marquise », explique M. Parente.

Selon ses dires, le démantèlement se fera d’abord de la rue Jean-Talon à la rue Saint-Zotique. Il se poursuivra ensuite de la rue Saint-Zotique à la rue de Bellechasse. La nouvelle marquise « plus légère », « plus claire » et « n’obstruant pas les fenêtres du deuxième étage des bâtiments » sera installée au coût de 22 millions de dollars. Les travaux sur l’artère s’entameront ensuite à l’été 2018.

Un emblème

La marquise en verre dans les années 1980. (photo : Gracieuseté – SDC Plaza Saint-Hubert)

La SDC déboursait environ 30 000 $ annuellement pour son entretien. Or, le vieillissement de l’infrastructure aurait eu raison d’elle.

Il faut dire que la marquise a créé bien des débats au cours des dernières années, à savoir s’il valait mieux la conserver ou pas. Certains remettaient sa présence en question à cause de son effet « étouffant ». D’autres n’aimaient pas qu’elle cache la façade des bâtisses. Selon M. Parente, la marquise pouvait également être dangereuse à certains moments. À cause de son inclinaison, il arrivait que la neige et la glace tombent sur les passants et les voitures, risquant de blesser quelqu’un.

Plus de 85 % des 147 clients sondés sur rue ont tout de même affirmé vouloir conserver ou rénover la marquise de verre, selon une étude réalisée par la firme Convercité en 2012. Près de 90 % de la centaine de commerçants interrogés se sont dit du même avis.

La fin d’un débat

Qu’on l’aime ou pas, l’actuelle marquise aura marqué la Plaza Saint-Hubert pendant plus de 30 ans. Selon les archives de la Plaza Saint-Hubert, elle faisait partie d’un plan de « grande envergure » de plus de 14 millions de dollars, qui visait à créer « un centre commercial à ciel ouvert » et à « améliorer l’expérience client ».

Toutefois, l’idée d’être recouvert et à l’abri des intempéries sur 1,2 kilomètre n’avait pas fait l’unanimité auprès de la population de l’époque. Selon une chronique diffusée à l’émission Montréalité, les marquises avaient reçu un « prix citron en design urbain ». Ironiquement, les citoyens sont aujourd’hui nombreux à s’y être attachés pour sa fonctionnalité et sa particularité.

Faut-il s’en réjouir ou en faire le deuil ? Dans tous les cas, la revitalisation permettra de boucler un débat qui perdure depuis les années 2000.

À lire également : La Plaza Saint-Hubert racontée dans une murale

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