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Des saillies peintes au sol mises à l’essai

Transport
C'est le réputé artiste de rue Roadsworth, connu pour avoir « habillé » de nombreux passages piétons à Montréal dont ceux de la place Shamrock récemment, qui a été mandaté par l'arrondissement pour réaliser le marquage au sol.
C’est le réputé artiste de rue Roadsworth, connu pour avoir « habillé » de nombreux passages piétons à Montréal dont ceux de la place Shamrock récemment, qui a été mandaté par l’arrondissement pour réaliser le marquage au sol. (photo : Simon Van Vliet)

L’arrondissement de Rosemont — La-Petite-Patrie met à l’essai un projet pilote de sas piétons peints au sol aux alentours du métro Beaubien.

« Il y a une très forte densité de piétons dans le secteur », explique le maire d’arrondissement François W. Croteau. Dans le but de sécuriser les traverses piétonnes, l’arrondissement avait initialement prévu l’aménagement de saillies de béton avec verdissement à l’angle de quatre intersections très achalandées de la rue Beaubien.

L’urbanisme tactique comme plan B

Le projet a cependant été rejeté par la Ville de Montréal qui souhaite garder toutes les options ouvertes en vue d’un futur réaménagement de la rue Beaubien. Déçu mais pas surpris par ce qu’il qualifie de « réponse conservatrice » de la part de l’administration Coderre, le maire Croteau a décidé de procéder à une intervention d’urbanisme tactique en faisant marquer au sol les saillies qui auraient dû être aménagées à l’angle de Saint-Vallier, de Chateaubriand, Saint-Hubert et Saint-André.

« On fait un projet-pilote pour voir comment les automobilistes, cyclistes, piétons vont réagir », explique le maire d’arrondissement qui précise qu’une évaluation sera faite d’ici deux ans, quand viendra le temps de refaire le marquage au sol.

Beau, bon, pas cher

C’est le réputé artiste de rue Roadsworth, connu pour avoir « habillé » de nombreux passages piétons à Montréal dont ceux de la place Shamrock récemment, qui a été mandaté par l’arrondissement pour réaliser le marquage au sol.

Le maire Croteau souligne que ce projet-pilote est une occasion de tester des stratégies d’urbanisme plus flexible permettant d’intervenir rapidement avec aménagements temporaires pour améliorer la sécurité de façon ciblée à des endroits où l’on observe des conflits d’usage de la chaussée entre piétons, cyclistes, automobilistes, autobus et véhicules lourds.

« Souvent, on a tendance à arriver avec des aménagements lourds qui sont coûteux », explique le maire qui précise que le projet-pilote à un coût total d’environ 25 000 $, soit environ le quart du budget qui aurait été investi dans des saillies de béton. Il y voit « un banc d’essai » pour des mesures qui pourraient s’étendre à l’ensemble de la rue Beaubien, voir à l’ensemble du territoire de l’arrondissement.

D’autres initiatives à venir

Fidèle à son approche d’urbanisme participatif, le maire se dit ouvert à ce que des résidentes et des résidents s’approprient le principe des saillies marquées au sol et en créent de nouvelles dans leurs quartiers. Il se dit favorable à ce type d’initiative citoyenne, pour autant que celles-ci ne créent pas de problèmes au niveau de la signalisation et du code de la sécurité routière et qu’elles tiennent compte des nombreux facteurs techniques, comme le rayon de braquage des autobus et le respect des voies réservées.

Rappelons que la Coalition Jeanne-Mance avait procédé le printemps dernier au marquage au sol d’une traverse piétonne dans le cadre d’un projet de création d’une placette et de rétrécissement de rue en face du restaurant Mile-Ex, mais cette traverse jugée non conforme avait été rapidement effacée par la Ville.

Le maire Croteau indique par ailleurs que d’autres interventions, notamment destinées à améliorer la sécurité des cyclistes, devraient être annoncées « dans les prochaines semaines ». La sécurisation de la sortie de la piste cyclable des Carrières sur Beaubien n’est cependant pas dans les cartons de l’arrondissement pour cette année.

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