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Rosemont-La Petite-Patrie s’engage dans une démarche zéro déchet

Environnement
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La démarche zéro déchet de Rosemont-La Petite-Patrie débutera en 2018. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Rosemont-La Petite-Patrie « s’engage à devenir un arrondissement zéro déchet au cours des prochaines années ».

C’est ce qu’a annoncé le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi matin au commerce Méga Vrac sur la rue Masson.

« Nous avons fait beaucoup d’actions en ce sens depuis les dernières années : compost, ruelles vertes, encourager l’agriculture urbaine. Maintenant, il y a des étapes plus importantes à franchir pour être encore plus exemplaire », a déclaré M. Croteau.

Un arrondissement zéro déchet

Pour se faire, l’Arrondissement compte déployer une série de mesures de réduction, de recyclage et de réemploi dans ses établissements au cours des prochains mois, en plus de faire de la sensibilisation et de la formation auprès des employés.

Par ces nouvelles pratiques, l’administration de Rosemont-La petite-Patrie souhaite obtenir la certification Or de Recyc-Québec, soit la plus haute reconnaissance que décerne la société aux établissements pour leur efforts en gestion des matières résiduelles. Elle est basée sur l’engagement, la mise en oeuvre et la performance environnementale des institutions.

« Ça requiert de revoir l’ensemble des opérations de l’arrondissement et nos façons de faire », admet François William Croteau en parlant d’un projet « ambitieux ».

L’Arrondissement accompagnera également une centaine de famille dès le printemps 2018 dans leur désir de tendre vers le zéro déchet. Des ateliers et des formations seront offerts pendant un an. « Ça peut être d’apprendre à savoir comment faire son savon, réduire l’emballage, où consommer… », explique le maire de Rosemont-La Petite-Patrie en précisant qu’il reste encore des éléments à définir.

Un mouvement en croissance

Bien que le zéro déchet prend de l’ampleur mondialement, le mouvement s’est surtout fait connaître au Québec par la « guru » ou encore « la papesse » du zéro déchet, l’auteure et conférencière Béa Johnson. En entrevue à de nombreux médias pour parler de son mode de vie minimaliste, elle avait présenté tous les déchets qu’elle avait produits en un an. Ceux-ci entraient dans un bocal d’un kilogramme.

Depuis, de nombreux citoyens aspirent à posséder le même mode de vie. Face au succès que connaît le zéro déchet, de plus en plus d’épiceries en vrac commencent à voir le jour.

Selon des amatrices du mouvement présentes à la conférence de presse, il ne revient pas plus cher à un citoyen d’opter pour le zéro déchet. « Acheter en vrac ou biologique peut revenir un peu plus cher, car ce sont des plus petites productions. Mais ce que les gens ne voient pas, c’est qu’on n’achète pas des choses inutiles. On investit dans des objets plus durables », fait valoir Laure Caillot, résidente du quartier et blogueuse zéro déchet du site Lauraki.ca.

« La structure du budget change. Mon budget alimentaire a augmenté puisque j’achète biologique, mais mon budget cosmétique est quasiment réduit à zéro, car j’utilise ce que j’ai dans la cuisine pour faire mes produits », ajoute Élodie Briant, membre de l’Association québécoise Zéro Déchet (AQZD).

Pour ceux qui désirent migrer tranquillement vers le zéro déchet, il est suggéré de commencer par changer de petites choses comme les produits ménagers. Tous les bons sites de « trucs de grand-mère » vous le diront : du bicarbonate de soude mélangé à du vinaigre fait un très bon produit nettoyant tout usage.

*Précision après publication : Tous les détails concernant les formations (lieu, date, sélection) seront connus prochainement.

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