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Êtes-vous en sécurité dans votre ruelle ?

Environnement
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Les citoyens de Rosemont-La Petite-Patrie sont invités à sécuriser leur ruelle par l’entremise d’un concours. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

C’est la question que pose l’organisme à but non lucratif Solon à travers un atelier et concours visant à sécuriser les ruelles de Rosemont-La Petite-Patrie.

Les citoyens sont invités à assister à une séance collective de création de banderoles pour apaiser la circulation dans les ruelles de l’arrondissement, rendre celles-ci plus sécuritaires et ainsi créer « des milieux de vie conviviaux, inclusifs, résilients, prospères et sans carbone ». Intitulé « En sécurité dans ma ruelle », l’atelier se tiendra le 22 août à 18 h au 6750, avenue de l’Esplanade.

Les intéressés ne pouvant participer à l’événement peuvent tout de même prendre part au concours du même nom, qui vise à récompenser les citoyens qui auront créé les deux meilleurs projets pour sécuriser leur ruelle. « Notre jury va sélectionner l’aménagement le plus créatif et celui qui aura le plus d’impact sur la circulation », fait part la responsable du projet, Lena Payen. Le premier prix est de 250 $ alors que le deuxième est de 150 $.

L’atelier a lieu dans le cadre du projet « Nos milieux de vie » initié par Solon et qui se tient également dans La Petite-Patrie. Ce dernier vise à « miser sur le potentiel d’implication citoyenne par et pour la mise en place de projets collectifs locaux en énergie et mobilité. »

Améliorer nos milieux de vie

D’après Solon, plusieurs citoyens du quartier se sont montrés interpellés par la problématique de la sécurisation des ruelles lors de divers ateliers tenus par l’organisme au printemps, d’où l’idée d’un tel concours.

« Il y a la circulation de transit qui pose problème, mais également les stationnements des résidents dans les ruelles. Certains vont se stationner en respectant le voisinage, mais d’autres circulent plus dangereusement », raconte la cofondatrice de Solon, Gabrielle van Durme.

L’équipe de Solon profitera également de l’événement pour faire un « état des lieux sur le cadre légal pour la sécurisation des ruelles ».

« Il s’agit d’expliquer aux citoyens ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils n’ont pas le droit de faire, bien qu’il n’y a pas grand-chose. On peut voir ça de deux manières : d’un côté, ça donne l’impression que les résidents sont laissés à eux-mêmes. Mais d’un autre côté, ça laisse libre champ à la création », fait valoir Mme van Durme.

Interdiction de transit

Pour ceux qui serait en panne d’inspiration, Solon a élaboré quatre grands principes afin de guider les citoyens dans leur aménagement : réduire l’espace visuel aux automobilistes par la végétation, la couleur (peinture au sol et sur les murs) et en hauteur (grâce à des banderoles), rendre la ruelle inconfortable pour les voitures (notamment par le changement du revêtement au sol), installer des dos d’âne ou des barrières qui viennent freiner la circulation et finalement s’adonner à la création de pancartes signalétiques. D’autres idées seront partagées éventuellement via la page Facebook de l’organisme.

Rappelons que selon l’article 14 du règlement R.R.V.M, c. C-41 sur la circulation et le stationnement, « le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre. » Il est également interdit de stationner dans une ruelle, à moins d’y être résident et de se stationner dans la cour arrière.

La date limite de soumission pour le concours est le 24 septembre. Les gagnants seront annoncés le 30 septembre.

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