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Tisser la toile de la mode durable avec Ethik-BGC

Économie, Environnement
Le projet d'économie circulaire lancé par Ethik-BCG vise à développer des initiatives ou meilleures pratiques pour la gestion des déchets textiles en créant des liens entre les entreprises qui produisent des déchets textiles et les petites et moyennes entreprises qui peuvent valoriser, transformer, commercialiser ces matière résiduelles. (photo tirée de la page Facebook de l'organisme)
Le projet d’économie circulaire lancé par Ethik-BCG vise à développer des initiatives ou meilleures pratiques pour la gestion des déchets textiles en créant des liens entre les entreprises qui produisent des déchets textiles et les petites et moyennes entreprises qui peuvent valoriser, transformer, commercialiser ces matière résiduelles. (photo tirée de la page Facebook de l’organisme)

L’organisme d’économie sociale Ethik-BGC lance un projet-pilote de maillage entre les entreprises du secteur de la mode et du textile éthiques.

Le laboratoire d’écodesign et la boutique collective Ethik a mis sur pied le projet PME Mode et économie circulaire dans le but de « créer des nouvelles synergies avec les entreprises du secteur de la mode et du secteur textile », explique la chargée de projet, Laura Melo.

Valoriser les déchets textiles

À long terme, le projet d’économie circulaire vise à développer « des initiatives ou meilleures pratiques pour la gestion des déchets textiles » en créant des liens entre les entreprises qui produisent des déchets textiles et les petites et moyennes entreprises qui peuvent « valoriser, transformer, commercialiser » ces matières résiduelles, précise la responsable du projet.

Financé par le Fonds Québecois du Dévelopment Durable (FQDD), le projet prévoit un programme de formation gratuite pour les entreprises participantes ainsi que des activités de réseautage sectoriel et des consultations avec des experts du milieu.

Plusieurs collaborateurs ont déjà confirmé leur intérêt pour ce projet unique, dont le Centre de tri de récupération du textile (CERTEX), la friperie Renaissance ainsi que des marques locales et des écodesigners québécois émergents comme LOWELL MTL, Rose Buddah et Betina Lou. Les entreprises intéressées à se joindre au projet-pilote sont invitées à remplir un formulaire d’inscription en ligne.

La mode éthique, un secteur en plein essor

En vogue depuis une dizaine d’années, la mode éthique est déjà bien implantée aux quatre coins du Québec.

Si l’ancien secteur textile du secteur Saint-Viateur Est dans le Mile-End demeure le bastion de cette nouvelle industrie, La Petite-Patrie n’est pas en reste. En plus de l’écohub Ethik, dont le siège était jusqu’à récemment situé sur Saint-Hubert, on y retrouve des boutiques comme Belle et Rebelle, ainsi que des organisations comme FEM International qui se consacre à la promotion de l’égalité des sexes, des droits économiques des femmes et du développement durable, notamment dans le secteur de la mode et des textiles.

FEM International s’est d’ailleurs associé à Ethik dans le cadre du projet PME Mode et économie circulaire pour mener une enquête sur la perception et la consommation de la mode responsable et durable au Canada.

Petit à petit, l’essor du secteur de la mode éthique bouleverse l’industrie de la mode traditionnelle dont les pratiques d’exploitation éhontées sont décriées depuis des décennies, soulignait récemment Mickaël Carlier, président du média qui se présente comme la « référence de l’économie positive et engagée » Novae, qui est établi, comme FEM International et Ethik, au 6750 Esplanade.

Le renouveau du secteur textile dans Marconi-Alexandra?

Par un curieux retour de l’histoire, ce renouveau dans l’industrie de la mode semble prendre racine un ancien secteur manufacturier qui était encore, il y a un quart de siècle, un pôle de fabrication majeur de l’industrie textile montréalaise.

Le bâtiment du 6750 Esplanade, entièrement rénové et rebaptisé l’Esplanade Loft Project 2, est d’ailleurs l’une des nombreuses anciennes usines textiles du secteur Marconi-Alexandra/Beaumont a avoir été converties récemment en espaces de bureaux. L’ancien Conseil des ressources humaines de l’industrie du vêtement, aujourd’hui connu sous le nom de Connexion Vêtement, y est établi.

Les Lingeries Château, dont le siège demeure par ailleurs établi sur la rue Saint-Zotique Ouest, ont vendu il y a des années leur ancienne manufacture de la rue Beaubien. À l’image des anciennes usines des Tricots Main, en cours de conversion sur Saint-Urbain, l’édifice a depuis été transformé en tour à bureaux. De plus en plus, les bureaux de type loft dans le secteur font d’ailleurs concurrence aux tours à bureaux du centre-ville.

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