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Le maillage de Projet Ex prend forme

Culture, Vie de quartier
Le secteur Marconi-Alexandra, avec les grands murs des anciennes usines, est un terrain idéal pour le déploiement de projets d'art mural.
Le secteur Marconi-Alexandra, avec les grands murs des anciennes usines, est un terrain idéal pour le déploiement de projets d’art mural. (photo : Simon Van Vliet)

À six semaines de l’événement, les organisateurs du Projet Ex continuent à fignoler la programmation artistique.

Pamplemousse.ca a assisté jeudi à une rencontre de maillage pour le volet art public du premier « festival citoyen » de Marconi-Alexandra/Mile-Ex. Autour de la table, une douzaine des personnes impliquées dans des projets artistiques du quartier échangeaient des idées de programmation.

Le défi de l’autoprogrammation

C’est que contrairement aux événements artistiques traditionnels, la programmation d’art public du festival ne fait pas l’objet d’une direction artistique à proprement parler. « C’est vraiment audacieux », lance le promoteur de Projet Ex et fondateur de la Société de développement Waverly (SDW), David Gobeille-Kaufman, qui explique avoir recruté récemment Clémentine Duchaussoir, une PVTiste, pour coordonner le volet d’art public.

Ouvert à toutes les propositions de collaborations destinées à mettre en valeur le travail des artistes et entreprises culturelles du quartier, Projet Ex s’est récemment associé à Artgang Galerie dans le cadre du projet de revitalisation artistique de l’arrondissement de Rosemont—La Petite-Patrie MTL375.

L’art urbain à l’honneur

« Il y a des murs ici. Nous, on a des artistes et on a de la peinture », lance Jessye T. Thomas qui considère que le secteur Marconi-Alexandra, avec les grands murs des anciennes usines, est un terrain idéal pour le déploiement de projets d’art mural. « On a déjà cinq murs offerts par des propriétaires du quartier », s’enthousiasme David Gobeille-Kaufman qui souligne que le défi est de s’assurer de l’acceptabilité sociale du déploiement de murales dans le quartier.

« On voudrait y aller par rapport à quelque chose qui est très légitime à l’échelle du quartier », confirme Jessye T. Thomas qui envisage des murales qui mettent en valeur l’histoire locale, à l’instar de celle réalisée récemment sur la Plaza Saint-Hubert.

En plus des projets d’art mural ou de street art, divers projets d’art urbain sont à l’étude, notamment en collaboration avec les organisateurs du Festival soir ainsi qu’avec le Regroupement arts et culture Rosemont — Petite-Patrie, qui a développé depuis 2010 une expertise en intégration d’œuvres d’art au mobilier urbain.

Sprint final pour Projet-Ex

Avec 23 jours restant à sa campagne de sociofinancement destinée à financer le volet musical de l’événement, Projet Ex a atteint un peu plus 75 % de son objectif de 15 000 $. Projet Ex espère attirer quelques 300-400 personnes au Kick Off Party du Festival, dont le lieu « top secret » devrait être révélé sous peu.

En plus de l’événement musical, qui se tiendra à peine une semaine après le nouveau Mile End Ex Festival, Projet Ex prévoit également une journée de conférences sur le développement territorial ainsi qu’un festival de rue qui doit se dérouler, principalement, sur le tronçon de la rue Waverly situé au nord de Beaubien.

[NDLR Par souci de transparence, nous vous informons que l’auteur de ce texte a été invité à présenter une conférence sur l’histoire de Marconi-Alexandra dans le cadre du Projet Ex et qu’il est l’un de cofondateurs du comité des AmiEs du parc des Gorilles qui présentera une œuvre d’art public dans le cadre de l’événement.]

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