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L’art s’en va à l’école

Culture, Éducation
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Une quarantaine d’enfants âgés de 8 et 9 ans ont visité L’Artothèque en avril dernier dans le cadre du projet pilote. (photo : Gracieuseté — L’Artothèque)

L’Artothèque désire mettre en place un projet éducatif, qui permettra aux enfants des écoles montréalaises d’avoir accès à l’art contemporain.

Les enfants de la métropole pourront bientôt découvrir les 3000 oeuvres d’art de L’Artothèque dans le cadre d’un projet scolaire. Ceux-ci pourront s’adonner à un rallye des expositions présentées et se familiariser au langage plastique avec l’aide de fiches éducatives et pédagogiques. Les enfants pourront également ramener des oeuvres à leur école pour faire des activités d’appréciation ou de création avec l’aide de leurs enseignants et professionnels du milieu.

Une campagne de financement est actuellement en place pour récolter les fonds nécessaires à la concrétisation du projet, qui sera déposé en septembre au programme « La culture à l’école ». L’Artothèque pourra ainsi figurer dans le Répertoire de ressources culture-éducation et les écoles de la métropole auront droit à un fonds pour visiter la bibliothèque de la rue Saint-André.

L’équipe espère récolter 5000 $ d’ici le 5 août prochain. « Ce montant va nous permettre d’aller chercher une expertise pour créer des outils et déposer un projet de qualité au Ministère de la Culture. Ça va également nous permettre d’avoir davantage de ressources humaines et matérielles quand les écoles vont venir l’année prochaine », explique Justin Maheu, directeur à L’Artothèque.

L’art et les enfants

En avril dernier, une quarantaine d’enfants de l’École Saint-Enfant-Jésus de Montréal ont eu l’opportunité de se dévoiler artiste peintre pour le projet pilote. Justin Maheu a pu voir quel volet du projet fonctionne le mieux, mais aussi l’émerveillement des enfants lorsqu’ils découvrent les oeuvres d’art. Contrairement aux musées habituels, les visiteurs peuvent toucher aux oeuvres présentées à L’Artothèque. Aux yeux des enfants, la bibliothèque est une véritable caverne d’Ali Baba.

Le directeur souligne notamment que l’art possède plusieurs bienfaits sur l’éducation, comme de développer la curiosité, le regard et le discours critique ainsi que la capacité à faire des liens avec des disciplines et des connaissances connexes. « Si une oeuvre est faite en papier mâché, c’est une bonne porte d’entrée pour parler de l’environnement. Ce qui est le fun à L’Artothèque, c’est qu’on touche à tout. Il y a différentes techniques et différents médiums », témoigne M. Maheu

Une nouvelle ambassadrice

L’auteure, compositrice et interprète, Laurence Nerbonne, s’est alliée à L’Artothèque à titre d’ambassadrice pour la campagne de financement.

Cette lauréate du prix Juno de l’album francophone de l’année en 2017 ne possède pas que des talents de chanteuse. Artiste autodidacte, Laurence s’inspire de modèles qu’elle photographie pour peindre ensuite des portraits de grandes dimensions. Elle est représentée par la galerie Thompson Landry Gallery de Toronto.

« Elle a également été membre de L’Artothèque. Il était donc tout naturel de la solliciter pour être notre ambassadrice. Nous sommes persuadés qu’elle est la personne idéale pour porter nos valeurs et nos missions. », souligne Justin Maheu.

Pour en savoir plus :

Pour ceux et celles qui voudraient encourager L’Artothèque dans sa campagne de financement, rendez-vous au lien suivant : http://haricot.ca/project/les-artistes-en-herbe

À lire également : Les nouveautés de L’Artothèque sous une exposition évolutive

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