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La Plaza St-Hubert racontée dans une murale

Culture
murale
L’oeuvre a été réalisée par l’artiste montréalais Benny Wilding. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Une murale faisant hommage à la Plaza St-Hubert vient de voir le jour dans la Petite-Patrie.

Celle-ci peut être aperçue à l’arrière du métro Beaubien depuis quelques jours. Réalisée par le montréalais Benoit Létourneau, connu sous le nom d’artiste Benny Wilding, l’oeuvre en question représente des emblèmes qui pouvaient être retrouvés sur la Plaza St-Hubert entre les années 1950 et 1970.

On y voit, entre autres, le célèbre poulet de la rôtisserie Saint-Hubert (qui a ouvert ses portes pour la première fois en 1951 sur la Plaza), le logo de l’ancien supermarché Steinberg (celui-ci a fait partie de l’artère commerciale pendant 15 ans), un hommage au magasin Greenberg’s et, bien évidemment, une représentation de la célèbre marquise. Selon Jules Chamberland-Lajoie, relationniste à la Ville de Montréal, la murale a été dessinée à partir d’image d’archives.

Le travail de M. Wilding se distingue par son style d’inspiration pop art, appliqué tel un collage. « Un style bien à lui qui se démarque beaucoup dans l’univers des murales à Montréal », précise Jules Chamberland-Lajoie.

Murales de grande visibilité

L’oeuvre a été réalisée dans le cadre du programme d’art mural 2017 de la Ville de Montréal. Les organismes Diffusion Artgang Montréal (A.G.C Montréal), MU et MURAL se sont partagés une subvention de plus de 182 000 $ pour la réalisation de cinq murales d’envergure, qui pourront être retrouvées dans quatre arrondissements de la métropole.

Ainsi, une autre oeuvre verra bientôt le jour sur le pavillon du Cégep Marie-Victorin situé au 767, rue Bélanger. Pour celle-ci, A.G.C Montréal a fait appel à l’artiste portugais Alexandro Farto alias VHILS. Selon M. Chamberland-Lajoie, celui-ci a opté pour une réflexion sur la transnationalité, le multiculturalisme, la condition humaine et la vie dans le contexte urbain. Reconnu sur la scène internationale en art contemporain, celui-ci se démarque par sa technique et l’utilisation d’outils non conventionnels. « Après avoir appliqué une mince couche de ciment et de plâtre sur la surface, l’artiste sculpte la matière pour révéler sa composition figurative » explique le relationniste.

Les autres murales réalisées dans le cadre du projet peuvent être aperçues sur les rues Notre-Dame Ouest et Saint-Denis, dans les arrondissements du Sud-Ouest et de Villeray-Saint-Michel. Une oeuvre pourrait également voir le jour sur l’un des bâtiments de la rue Victoria appartenant au musée McCord, dans l’arrondissement de Ville-Marie. Celle-ci serait réalisée dans le cadre du festival MURAL 2017.

Dynamiser les quartiers

Les projets ont été retenus notamment pour la qualité du portfolio et de la démarche artistique ainsi que pour la visibilité, l’accessibilité et l’impact visuel.

Selon M. Chamberland-Lajoie, les endroits sélectionnés sont fréquemment la cible de graffitis. « La réalisation de ces murales pourrait donc contribuer à résorber le tout », explique-t-il.

Pour le maire de Montréal, Denis Coderre, les oeuvres permettront également de dynamiser les quartiers de manière originale et créative. « Ces murales seront conçues par des artistes de renom, à la fine pointe de l’art urbain, lesquelles renforceront le sentiment d’appartenance et seront une source de fierté pour les gens du quartier », a-t-il déclaré par communiqué.

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