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EXCLUSIF – L’arrondissement désire autoriser les jeux libres dans la rue

Transport, Vie de quartier
Les familles pourront jouer librement au hockey, au ballon et au soccer dans les rues autorisées par l’arrondissement. (photo : Image libre de droits — Pixabay.com)

L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie désire enclencher le processus pour autoriser la pratique de jeux libres dans la rue.

Le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau, désire s’inspirer du projet-pilote « Dans ma rue, on joue ! » menée par la Ville de Beloeil, qui vise à inciter les citoyens à jouer librement dans les rues résidentielles en encadrant la pratique de façon sécuritaire. L’idée vise également à encourager les jeunes à adopter de saines habitudes de vie et promouvoir l’activité physique.

Normalement, l’article 500 du Code de la sécurité routière stipule que « nul ne peut, sans y être autorisé légalement, occuper la chaussée, l’accotement, une autre partie de l’emprise ou les abords d’un chemin public ou y placer un véhicule ou un obstacle, de manière à entraver la circulation des véhicules routiers sur ce chemin ou l’accès à un tel chemin ». Toutefois, le projet de loi 122 sur l’autonomie municipale, adopté le 15 juin dernier, permet à Rosemont-La Petite-Patrie d’aller de l’avant dans son intention puisque les Villes peuvent désormais se soustraire à deux articles du Code de la sécurité routière.

Lorsque le projet arrivera à terme, les citoyens ne pourront plus recevoir de contraventions parce qu’ils jouent une partie de hockey ou de soccer dans la rue, à condition que cette dernière ait été autorisée aux jeux libres par l’arrondissement. Le Code de la sécurité routière sera inchangé sur les rues non participantes au programme.

Fonctionnement

François William Croteau fait valoir que la manière de fonctionner sera similaire à celle des ruelles vertes. « Les résidents désirant participer au programme devront consulter leurs voisins afin de savoir s’ils veulent permettre les jeux libres dans leur rue. Dans l’affirmative, ils devront soumettre une demande à l’arrondissement », précise-t-il en exclusivité au journal Pamplemousse Petite-Patrie. À Beloeil, le projet peut aller de l’avant que s’il obtient l’adhésion d’au moins les 2/3 des propriétaires résidents de la rue.

Les services de l’arrondissement devront ensuite analyser la demande des résidents à partir de certains critères de sécurité. Si celle-ci est approuvée, une motion pour changer la signalisation de la rue en question sera ensuite déposée au conseil d’arrondissement pour adoption. Selon les dires de la mairesse de Beloeil, Diane Lavoie, les frais de signalisation sont « minimes ».

Pour l’analyse des demandes, le maire compte procéder de la même manière que le fait la Ville de Beloeil. Dans cette optique, les rues devront se situer dans Rosemont-La Petite-Patrie, être locales (pas d’artère ou de boulevard), posséder un bon dégagement visuel pour les automobilistes, avoir une faible densité de circulation, posséder un éclairage public pour une visibilité en soirée et passer l’inspection effectuée par un représentant de la Ville. Évidemment, la surveillance des parents est requise et les jeux seront interdits dans les zones courbes et les intersections.

François William Croteau compte enclencher le processus au début de l’hiver 2018 afin que les participants obtiennent leur autorisation pour l’été prochain. Le maire se réjouit à l’idée que Rosemont-La Petite-Patrie pourrait figurer dans les premiers arrondissements montréalais à mettre le programme en place.

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