Publicité

Des inspecteurs trop souples envers les propriétaires?

Économie, Immobilier
Inspecteur insalubrité. Photo CB
Dans son nouveau budget, la ville de Montréal prévoit embaucher 13 nouveaux inspecteurs en salubrité du logement. (photo : Catherine Bernard)

L’ajout de nouveaux inspecteurs en salubrité du logement prévu par le budget de la ville de Montréal est positif selon le Comité logement de La Petite-Patrie, qui propose cependant d’autres pistes de solution.

Les inspecteurs chargés d’inspecter les logements doivent adopter une approche plus coercitive envers les propriétaires, selon Martin Blanchard, coordonnateur au Comité logement de La Petite-Patrie. Les inspecteurs adoptent trop souvent une « approche conciliante » envers les propriétaires d’immeuble insalubre. « C’est une culture dont héritent les inspecteurs, souligne le coordonnateur, mais cette approche conciliante décourage les locataires, qui se sentent démunis. »

Lorsqu’un inspecteur constate un problème de salubrité dans un logement, il en informe le propriétaire et lui demande d’agir en conséquence. Cependant, de nombreux propriétaires ne tiennent pas compte de ces directives. Faute de ressources, la majorité des locataires d’un logement insalubre en viennent donc à abandonner les poursuites.

Problème de punaises de lit

Dans les problèmes de logements insalubres, celui des punaises de lits est récurrent dans Rosemont-La Petite-Patrie. Allant régulièrement sur le terrain, Martin Blanchard explique que l’organisme observe une évolution constante de cette vermine dans les logements du quartier.

« Le problème, c’est que les gens ne signalent plus [les punaises] aux autorités », déplore-t-il. Les signalements reçus par les arrondissements sont donc en baisse ou quasi inexistants.

C’est pourquoi de nombreux acteurs de Rosemont-La Petite-Patrie adoptent de plus en plus une approche de concertation appuyée par la mairie de l’arrondissement. Les inspecteurs, les CLSC, les propriétaires, les concierges, les différents organismes du quartier; tous sont appelés à communiquer et à s’entraider dans la lutte aux punaises de lit.

« Le quartier est précurseur de ce travail-là, mais on est loin d’avoir une concertation partout », souligne Martin Blanchard. L’organisme plaide depuis un moment pour un meilleur dialogue entre les différents intervenants afin de pouvoir venir à bout de ces vermines envahissantes. 

Surplus de 1 M$

Le Comité logement de La Petite-Patrie salue toutefois les efforts de la nouvelle administration de Valérie Plante qui prévoit un montant de 1 M$ dans son premier budget pour la brigade d’inspecteurs en salubrité. Ce surplus permettra l’ajout de 13 nouveaux inspecteurs, pour un total de 30 sur l’ensemble du territoire montréalais.

« C’est certainement une bonne chose, les services d’inspection sont débordés depuis longtemps », souligne M. Blanchard en appréciant le fait que ces inspecteurs soient engagés par la ville-centre. À la différence des inspecteurs d’arrondissement, ceux relevant de la ville-centre s’occupent uniquement de l’inspection des logements.

Durant la campagne électorale, Valérie Plante avait promis de s’attaquer au problème d’insalubrité des logements à Montréal si elle était élue. Elle promettait alors d’embaucher de 20 à 30 inspecteurs supplémentaires durant son premier mandat.

À lire également : 10 conseils pour éviter d’avoir des punaises de lit

Vos commentaires
loading...