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Le goût de la victoire

Politique
Valérie Plante
François William Croteau a été élu maire de Rosemont-La Petite-Patrie pour un troisième mandat. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

C’est avec beaucoup d’émotions que les partisans de Projet Montréal ont célébré la victoire de Valérie Plante, proclamée nouvelle mairesse de Montréal, le 5 novembre au soir.

La fébrilité était palpable auprès de la centaine de partisans qui attendaient sur près d’un coin de rue de pouvoir faire leur entrée à la soirée électorale de Projet Montréal, qui se déroulait au théâtre Corona dans le sud-ouest de Montréal.

De gauche à droite : Jocelyn Pauzé (conseiller de Ville du district Marie-Victorin), Christine Gosselin (conseillère de ville du Vieux-Rosemont), François William Croteau (maire de Rosemont-La Petite-Patrie), Stéphanie Watt (conseillère de Ville du district Étienne-Desmarteau). (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Il va s’en dire que le dernier sondage, qui plaçait le maire sortant Denis Coderre et sa rivale Valérie Plante côte à côte, a rendu la campagne électorale beaucoup plus compétitive qu’escomptée. Et beaucoup plus excitante, bien que le dévoilement des résultats se soit déroulé complètement à l’inverse. Il a simplement fallu attendre que l’horloge franchisse le cap de 21 h pour connaître l’identité de l’heureux élu — ou nous devrions plutôt dire de l’heureuse élue. Une proclamation qui a été accueillie par des cris de joie, des « Valérie, Valérie ! » et des pancartes levées bien haut dans les airs.

C’est dans cette ambiance que les politiciens élus, qui semblaient tout autant abasourdis que les partisans, ont partagé leur joie au micro le temps de quelques discours. Parmi eux, les citoyens ont notamment pu entendre François William Croteau, élu pour un troisième mandat à la mairie de Rosemont-La Petite-Patrie, et ceux qui représenteront son bras droit et son bras gauche à titre de conseillers municipaux, Stéphanie Watt (district Étienne-Desmarteau) et François Limoges (district Saint-Édouard).

Une campagne positive

« Les Montréalais ont enfin décidé de rêver avec nous, de voir positivement la politique municipale et enfin un parti progressiste depuis le RCM [Rassemblement des citoyens au pouvoir] prend le pouvoir à Montréal et ça, c’est un symbole très important », a déclaré M. Croteau quelques minutes seulement après l’élection de Valérie Plante. Celui-ci se disait sans mot et extrêmement fier des élus et de l’équipe de Projet Montréal. « Je vois toutes les choses qu’on va pouvoir réaliser enfin. On va pouvoir avancer sur des choses positives. On est tellement prêts », a ajouté le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, qui faisait face à Marc-André Gadoury (également conseiller de ville sortant du district Étienne-Desmarteau). La défaite risque d’être amère pour ce dernier, qui avait décidé de quitter Projet Montréal en août 2015 pour se rallier à l’Équipe Denis Coderre.

Pour sa part, François Limoges s’est dit euphorique de ce grand moment. « Valérie Plante a mené une campagne extraordinairement positive et constructive. Elle a inspiré les Montréalaises et Montréalais partout en ville. On lui doit ce résultat », a lancé M. Limoges qui a été élu pour une troisième fois avec 77,2 % des voix dans le district Saint-Édouard. Il menait une campagne contre Jack Hallak, propriétaire de la boutique Jaco Uomo sur la Plaza St-Hubert.

Stéphanie Watt fera également une première entrée dans le monde politique comme conseillère du district Étienne-Desmarteau. Il va sans dire que cette citoyenne engagée, qui a décidé de se présenter comme candidate pour offrir une ville plus adaptée aux parents, a conquis le cœur des résidents du secteur puisqu’elle a été élue avec 67,4 % des votes. « On va pouvoir construire les quartiers à échelle humaine à travers tout Montréal, on va pouvoir avoir des pistes cyclables sécurisées pour tous. On sait que, maintenant, il n’y aura plus d’obstacles, d’absence de volonté politique », s’est réjouie Mme Watt en se disant très émue.

Celle-ci se présentait contre Scott McKay, qui s’est fait connaître sur la scène politique par le passé comme chef du Parti vert du Québec puis comme député pour le Parti Québécois. Après trois ans d’absence, il avait décidé de tenter sa chance au niveau municipal avec l’ambition d’améliorer l’environnement.

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