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Des chasseurs de miel à la Maison de la culture

Culture
Les chasseurs de miel
Les chasseurs de miel népalais descendent sur de longues échelles en corde pour aller récupérer le miel sauvage des falaises de l’Annapurna (photo: capture d’écran du site www.adilboukind.com)

Le photojournaliste Adil Boukind dévoile la pratique ancestrale de la tribu népalaise Gurung à travers une exposition ouverte au grand public et présentée à la Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie du 9 novembre au 17 décembre.

C’est à travers l’exposition À la découverte des chasseurs de miel que le public pourra s’imprégner de la tradition intrigante — et parfois risquée — de plusieurs villageois népalais du sud de l’Annapurna, dans l’Himalaya. Chaque année, des membres de la tribu Gurung menés par les plus anciens d’entre eux font le trajet jusqu’aux hautes falaises de la montagne réputée pour ses treks. Suspendus à un système de corde, ils récoltent le miel des ruches des abeilles géantes de l’Himalaya.

Le photojournaliste de 27 ans, Adil Boukind, a accompagné un groupe de chasseurs de miel le temps d’une dizaine de jours en novembre 2015, lors de leur récolte annuelle. Celle-ci se déroule habituellement sur deux à trois jours entre le mois d’octobre et novembre.

« J’ai eu de la chance de tomber sur ces villageois népalais », explique le photographe qui s’était rendu au Népal précisément pour couvrir cette coutume fascinante. «J’aurais pu manquer la récolte, car je suis arrivé après le début potentiel de la récolte qui était en octobre. » Ajoute-t-il.

Un rituel sacré

C’est l’aspect spirituel et ancestral du sujet qui a poussé Adil Boukind à partir à la quête de ces chasseurs de miel.

« J’ai voulu couvrir ce sujet parce qu’il y a encore des personnes qui pratiquent cette activité et peu de gens sont au courant », soutient le jeune homme.

Pour la tribu népalaise Gurung, le miel récolté est réputé pour ces vertus médicinales et spirituelles. Il permettrait de renforcer le système immunitaire et d’améliorer la santé de ceux qui en consomme.

« Le miel a un goût de mangue, je n’ai jamais goûté un miel aussi bon », s’enthousiasme Adil Boukind qui ajoute cependant qu’en trop grande quantité le miel devient hallucinogène en raison du mélange toxique des fleurs butinées par les abeilles.

Une première exposition

Exposition chasseurs de miel. Adil Boukind

Le photoreportage est présenté à travers plusieurs formats d’impression afin de donner un aspect plus dynamique à l’exposition (photo: gracieuseté d’Adil Boukind)

Pour la première exposition de son photoreportage à la Maison de la culture de Rosemont-La-Petite-Patrie, Adil Boukind a voulu rendre l’expérience la plus dynamique possible.

Les images sont imprimées sur de la toile, en différents formats, certaines sur deux mètres de long. « Je trouve que la texture de l’impression est intéressante puisque c’est en phase avec le sujet, qui se déroule dans la nature », explique Adil Boukind.

Il a aussi préféré un éclairage plus large pour permettre au public de voir l’ensemble de l’exposition.

« Les gens à la Maison de la culture m’ont laissé vraiment beaucoup de liberté », affirme le photographe. « Ils ont été très professionnels, ils m’ont donné des conseils tout en me laissant de la créativité. » Ajoute-t-il.

Avec son photoreportage À la découverte des chasseurs de miel, Adil Boukind est présentement finaliste du prix Antoine-Désilets de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, dont le gagnant sera connu sous peu. Le photojournaliste travaille également sur plusieurs autres projets photo qui sortiront prochainement.

Pour davantage d’informations

L’exposition est ouverte au public à la Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie du 9 novembre au 17 décembre (Entrée libre) : À la découverte des chasseurs de miel

Le site web d’Adil Boukind présente les autres projets du photojournaliste.

 

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