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À la belle étoile avec Hansel et Gretel

Culture
Hansel et Gretel
« À la belle étoile », une adaptation fidèle mais renouvelée du conte Hansel et Gretel, célèbrera cette année sa 200e représentation au Studio-théâtre de L’Illusion (photo : Gracieuseté – Michel Pinault / Théâtre de L’Illusion)

Il était une fois, Hansel et Gretel : un frère et une soeur abandonnés par leurs parents dans une forêt et qui, soudain, en viennent aux prises avec une sorcière.

Les marionnettes conçues par Robert Smolik. (photo : Gracieuseté – Jean Briand)

Telle est l’histoire de l’un des plus célèbres contes merveilleux imaginés par les frères Grimm dans les années 1800, qui fait l’objet d’une adaptation au théâtre de marionnettes L’Illusion jusqu’au 12 novembre.

Si l’histoire semble ressortir de l’épouvante, il n’est rien de tel. Bien au contraire, ce sont les valeurs de solidarité, de résilience et de persévérance retrouvées dans ce conte qui ont mené le Studio-théâtre de L’Illusion à (re)mettre en scène cette merveilleuse histoire sous le titre « À la belle étoile ».

« J’ai eu l’occasion de mettre cette histoire en scène avec le désir de respecter le conte original des frères Grimm tout en accordant une place immense à l’imagination et à ce qui préoccupe et vivent les enfants d’aujourd’hui, fait valoir l’idéatrice et metteure en scène, Claire Voisard. C’est superbe de les voir s’identifier à des personnages qui ont franchi des siècles et des siècles d’histoire. »

Celle-ci affirme être revenue à la version originale du conte, qui a connu plusieurs versions au fil du temps. « On met l’accent sur la force des enfants et la force de la fratrie. Hansel et Gretel passent à travers toutes sortes d’aventures, mais ils en ressortent grandis parce qu’ils sont ensemble et se tiennent », explique Sabrina Baran, narratrice, conteuse et marionnettiste.

Amélioration constante

C’est à travers une structure de bois, qui se transforme tantôt en maison de la sorcière tantôt en forêt, que les spectateurs sont invités à aller à la rencontre des deux acolytes. Hansel et Gretel prennent vie sous la forme de marionnettes, de véritables oeuvres d’art conçues par le scénographe Robert Smolik. « Les enfants peuvent voir les marionnettes de très près. Nous avons aussi des marionnettes plus petites pour illustrer comment on se sent lorsque nous sommes perdus dans une forêt », témoigne Mme Baran.

Après un passage à Vancouver, New York et Chicago et plusieurs autres villes canadiennes et internationales, la création franchira cette année le cap de la 200e représentation. En dépit de cette réussite, les marionnettistes ne cessent de mettre la main à la pâte pour améliorer leur manière de faire. « Nous avons atteint un autre niveau. Notre corps a aussi appris le spectacle. C’est un apprentissage physique. Tout peut prendre le bord si c’est mal fait », souligne la marionnettiste.

« Le défi à la mise en scène était de développer chez eux une présence intense de chaque instant à titre d’humains, mais aussi d’arriver à se faire oublier et à mettre la marionnette au premier plan », explique Mme Voisard.

« Puisque nous sommes à la fois marionnettiste et à la fois narrateur, il faut être capable d’attirer le focus sur la marionnette ou encore de nous-mêmes reprendre le focus. On joue beaucoup sur l’entre-deux », font part les marionnettistes Salim Hammad et Sabrina Baran.

Le nombre de marionnettes retrouvées dans le spectacle, quant à lui, demeure un secret. « On joue sur l’évocation des personnages un peu intrigants dans la forêt. Même la sorcière est assez particulière. Est-ce qu’on pourrait la qualifier de marionnette ? C’est à voir… », raconte Mme Baran en riant.

Pour souligner sa 200e représentation et « pour mieux saisir l’esprit d’À la belle étoile », comme le souligne Claire Voisard, L’Illusion propose aux familles une soirée-spectacle en pyjama le vendredi 3 novembre à 19 h.

Il est à noter que les représentations se complètent rapidement. Pour réserver : 514-523-1303

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