Publicité

Les années 2000 marquent le retour en force de la gaine!

Économie, Commandité
Le Vedette-n-toi est situé au 6762, rue Saint-Hubert. (photo : Sylvie Garcia)
Le Vedette-n-toi est situé au 6762, rue Saint-Hubert. (photo : Sylvie Garcia)

Pour rehausser et galber les plus beaux attraits, pour aplatir ou masquer les imperfections, la gaine, autrefois perçue comme un instrument de torture nécessaire, retrouve ses lettres de noblesse. La gaine des années 2000, en raison des avancées en matière de fibres textiles, s’est métamorphosée. Pour en savoir plus, rencontre avec la propriétaire de la boutique Vedette-n-toi de la Plaza Saint-Hubert, Gisela Diaz.

En 2008, la boutique de sous-vêtements Vedette-n-toi est inaugurée dans le quartier Petite-Italie. Celle-ci est alors majoritairement fréquentée par des femmes originaires d’Amérique latine. Trois ans plus tard, le commerce déménage sur la Plaza Saint-Hubert. La propriétaire ne regrette pas sa décision. « Depuis que nous sommes sur la Plaza, la boutique profite d’un plus grand achalandage et notre clientèle s’est diversifiée. Nous servons aujourd’hui des Québécoises issues de toutes les communautés qui font la richesse de Montréal », affirme fièrement Gisela.

La propriétaire Gisela Diaz. (photo : Sylvie Garcia)

La propriétaire Gisela Diaz. (photo : Sylvie Garcia)

À son avis si les gaines gagnent en popularité, c’est qu’elles n’ont plus rien à voir avec celles que portaient nos mères. Les nouveaux tissus plus souples et qui respirent contribuent à les rendre beaucoup plus confortables. De plus, en raison des coupes plus audacieuses, elles peuvent à la fois améliorer la silhouette et être sexy. Chez Vedette-n-toi, on trouve un large éventail de produits dont plus de 90 % proviennent de la Colombie. En effet, ce pays s’est taillé une place enviable dans le secteur de la mode et plus particulièrement dans celui des sous-vêtements féminins.

Chaque année, le Colombia Moda et le Colombia Tex, deux évènements internationaux très courus, consacrent le savoir-faire de la Colombie élevée au rang de capitale de la mode latino-américaine. Des marques locales sont exportées aux quatre coins du monde et des maisons réputées comme Victoria Secret ou Tommy Hilfiger leur confient la confection de leurs collections. Tout cela, Gisela l’ignorait à son arrivée au Québec.

Savoir saisir les occasions

Gisela Diaz, originaire de Lima au Pérou, arrive au Québec à 20 ans. Elle est hébergée par un oncle qui vit à Montréal depuis quelques années. Celui-ci lui prodigue de bons conseils pour faciliter son intégration. Le premier étant qu’elle doit absolument apprendre le français. Gisela s’inscrit donc à des cours d’immersion pour nouveaux arrivants. « Ce qui est formidable, c’est qu’en plus d’y apprendre la langue, j’y ai rencontré mon mari! », s’exclame-t-elle. Entre deux leçons de conjugaison, Gisela et un jeune Colombien qui, comme elle vient d’arriver au pays, tombent amoureux. De cette union naitra deux belles fillettes aujourd’hui âgées de 4 et 9 ans.

Le deuxième judicieux conseil de son oncle : ne pas profiter du système et travailler dur pour gagner sa vie honorablement. Gisela fait des ménages et enchaine les petits boulots. Ce n’est pas facile, mais elle est fière, travaillante et confiante en l’avenir. Elle décroche un travail dans une usine de transformation de poulet. À l’usine, la majorité des travailleuses sont d’origine latine. Plusieurs d’entre elles lui demandent : « Puisque ton mari est colombien, pourrais-tu nous procurer des gaines de là-bas? » La jeune femme fait de recherches et trouve des fournisseurs fiables avec qui traiter. Au début, cette activité ne représente qu’un à-côté qui lui permet de gagner un peu d’argent en prélevant une petite commission sur les ventes. Un surplus qu’elle met prudemment de côté. Le bouche-à-oreille fait son œuvre, de plus en plus de femmes lui passent des commandes. Devant cette demande croissante, elle décide de se lancer et d’ouvrir une boutique avec le petit pécule amassé. C’est le début de l’aventure Vedette-n-toi!

Si l’appellation corsetière demeure, les affreux carcans baleinés d’une autre époque, eux, sont définitivement relégués aux oubliettes. Les gaines sont apparues au début des années 1930 grâce à l’invention de la fibre Lastex. Immensément populaire pendant près de quarante ans, le port de la gaine sera délaissé dans la foulée du Mouvement de libération de la femme des années 1970. Paradoxalement, à la même époque le culte du corps parfait gagne du terrain. Les créateurs de mode habillent le corps des femmes de tissus de plus en plus moulants qui révèlent sans pitié le moindre bourrelet. Les régimes amincissants et les clubs d’exercices pullulent. En 2000, lorsque l’animatrice de talk-show, Oprah Winfrey, fait l’éloge des gaines de maintien et déclare en porter, le marché explose. La gaine est réhabilitée!

Maintenant considérée comme un accessoire mode, la gaine se décline en une multitude de modèles pour toutes les tailles et toutes les occasions. Pas facile de s’y retrouver, c’est pourquoi chez Vedette-n-toi on privilégie le service-conseil. Pour Gisela et son équipe, il faut d’abord cerner les besoins spécifiques d’une cliente. La prise des mensurations est essentielle afin d’assurer le meilleur ajustement. Contrairement aux marques des grandes surfaces qui ne sont offertes qu’en « petit, médium, large », chaque modèle de gaines colombiennes se décline en 12 tailles différentes. Une pour chaque 2 pouces de différence de mensurations. Finalement, l’étape ultime est l’essayage. La gaine doit être ressentie par la cliente comme une 2e peau.

Que ce soit pour tous les jours ou pour les occasions exceptionnelles, des modèles distincts dessinés par de grands créateurs du domaine de la mode sont disponibles. Des coupes sont spécialement conçues pour les robes de mariée ou de soirée; d’autres, pour les décolletés plongeants, les épaules ou les dos dénudés; et même certains, pour les tenues sportives. Pour explorer l’univers de la gaine, version 2017, une visite à la boutique Vedette-n-toi s’impose!

Vedette-n-toi
6762, rue Saint-Hubert

Digi Café Silhouette
6839, rue Saint-Hubert
(2e adresse récemment inaugurée)

 

Facebook : Vedette-n-toi

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
Vos commentaires
loading...