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La recette gagnante de la pâtisserie Les P’tits Plaisirs

Économie, Commandité
La pâtisserie Les P’tits Plaisirs. (photo : Sylvie Garcia)
La pâtisserie Les P’tits Plaisirs. (photo : Sylvie Garcia)

Six jours sur sept, dès le petit matin, le couple s’active. Une chorégraphie maintes fois répétée que chacun exécute à la perfection. Les mouvements s’enchainent, ils mesurent, incorporent, brassent, pétrissent et enfournent les délices quotidiens qui garniront les étalages. Ce labeur matinal marque le début d’une très longue journée. Rencontre avec Sandrine Law-Kam et Pascal Chapdelaine de la pâtisserie Les P’tits Plaisirs de la Plaza Saint-Hubert.

Dès 8 h, c’est dans l’arôme des fournées matinales qui embaume le local qu’ils accueillent la clientèle. Celle-ci devra faire des choix difficiles entre les viennoiseries incluant les fameux chaussons qui ont fait leur réputation, les pâtisseries, les gâteaux ou les friandises en chocolat. Une seule certitude, c’est que le plaisir sera au rendez-vous.

Quelques tables permettent une dégustation sur place avec un bon café. De plus, le midi des repas légers sont offerts. Des plats cuisinés congelés à emporter sont également disponibles. À petite échelle, un service traiteur de buffet froid complète l’offre. Que du fait maison! Si chacun excelle tant en boulangerie qu’en pâtisserie, pour Pascal c’est en tant que chocolatier qu’il prend le plus de plaisir alors que Sandrine s’éclate à confectionner les commandes de gâteaux thématiques en 3 D. Leur passion commune du métier est la clé de la longévité de l’entreprise. En effet, cette année la pâtisserie Les P’tits Plaisirs célèbre sa 15e année d’opération.

Le succès réside dans le dosage

Comme chacun le sait, en pâtisserie il y a peu de place pour l’improvisation. Chaque ingrédient doit être méticuleusement mesuré pour que la chimie opère. Dans la vie commune de Sandrine et Pascal, il en va de même. « C’est toute une logistique de concilier le quotidien de la famille avec les exigences du commerce », confie Sandrine.

En tant que fils et fille de commerçants, ils s’efforcent d’éviter les pièges du métier. Pour s’en prémunir, dès le début de l’aventure, ils ont établi une règle d’or à laquelle ils n’ont jamais dérogé. Morcelés en cours d’année, ils s’octroient six semaines de vacances. Du temps privilégié entièrement consacré à la famille.

Autre facteur important, la répartition des tâches s’établit selon les forces et aptitudes spécifiques de chacun. Par exemple, comme Sandrine consacre plus de temps à l’aspect administratif des opérations, de son côté Pascal est plus présent en cuisine. Le couple constate que plusieurs se lancent en affaires en n’y voyant que le côté glamour, mais ils déchantent vite. Ils ne mesurent pas l’ampleur de la tâche. C’est pourquoi on assiste à tant de fermetures après seulement un an ou deux d’opération. Bien qu’ils n’étaient que de jeunes adultes au moment de l’inauguration en 2002, à eux deux, ils cumulaient déjà une grande expérience à partir de laquelle le couple à déterminer les balises qui ont contribué à leur succès.

Les propriétaires Sandrine Law-Kam et Pascal Chapdelaine. (photo : Sylvie Garcia)

Tous deux sont nés à l’étranger : Pascal, en France; Sandrine, à Madagascar de parents d’origine chinoise. Ils ont immigré au Québec : elle, alors qu’elle n’avait que 5 ans; lui, au début de l’âge adulte. Leurs parents étaient commerçants, lui est fils de cordonnier; elle, fille de boulanger-pâtissier.

Pascal a fait sa formation de pâtissier-chocolatier en France alors que Sandrine a complété sa formation à l’ITHQ. Il y a vingt ans, leurs chemins se sont croisés à La Bruxelloise. Pascal y travaille comme chocolatier et Sandrine y fait son stage de fin d’études. C’est le coup de foudre. Ils ne se quitteront plus. Cinq ans plus tard, ils fondent la pâtisserie Les P’tits Plaisirs sur la rue Saint-Hubert. Ils travaillent ensemble, sont mariés et ont quatre beaux enfants âgés de 6 à 16 ans. Les habitués les ont vus grandir. À l’ouverture, l’ainée, Océanne, n’avait qu’un an et demi. Les enfants vont à l’école dans le quartier. Certains de leurs professeurs fréquentent la pâtisserie. « Ça nous permet parfois d’avoir de l’information privilégiée au grand dam des enfants », ajoute Pascal en riant.

Comme ils sont propriétaires de l’édifice, ils vivent au-dessus du commerce. Le logement communique avec la pâtisserie ce qui permet d’aller et venir sans entrave. Pour la famille ou pour le commerce, toutes les décisions se prennent à deux. Sandrine est d’un naturel très rigoureux, alors que Pascal est plus souple. Leurs différences permettent d’envisager les situations sous tous les angles et alliés à la prévoyance de Sandrine, d’échafauder des plans à long terme.

Les enfants sont trop jeunes encore pour savoir si l’un d’eux reprendra le commerce familial quand sonnera l’heure de la retraite. Le couple ne nourrit aucune attente à ce sujet et ne souhaite que leur accomplissement. Ils s’efforcent de bien les équiper pour l’avenir et respecteront leurs choix, quels qu’ils soient. D’ici là, Sandrine et Pascal s’emploient à faire frémir les papilles de la clientèle de leurs petits plaisirs gourmands!

 

Pâtisserie Les P’tits Plaisirs
6365, rue Saint-Hubert

www.facebook.com/Pâtisserie-les-Ptits-Plaisirs

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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