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Trouver ses marques au travail comme dans la vie

Économie
Irving Tajfel, propriétaire de la boutique Neon. (Photo: Sylvie Garcia)

À la tête de plusieurs commerces, cet entrepreneur infatigable ne se considère pas comme un bourreau de travail.

Pour lui, c’est tout naturel puisqu’il aime ce qu’il fait. Son énergie, il la puise à même des valeurs intrinsèques qui guident tous les aspects de sa vie. Rencontre avec Irving Tajfel de la boutique Neon de la Plaza Saint-Hubert.

Tous les matins, beau temps mauvais temps, il marche. Sportif, Irving Tajfel se déplace à grandes foulées. Sur son horaire chargé, vingt minutes entièrement consacrées au chant des oiseaux et à la nature. Après quoi il saute dans sa voiture et file au travail. Pour accéder à son bureau, il faut emprunter un ascenseur de chargement muni de deux gigantesques portes qui coulissent horizontalement. On se croirait à New York dans un de ces lofts au cachet industriel. À l’étage, on pénètre dans une vaste pièce où s’entassent un canapé et des fauteuils encombrés de ce que l’on devine être des échantillons. En son centre trône un imposant bureau en bois sur lequel se côtoient dossiers et photos de sa famille. C’est dans ce décor, à la fois urbain, chic et décontracté que l’entrepreneur gère la destinée de ses commerces. Et, il a de quoi faire!

Durabilité, constance et renommée

En effet, Irving Tajfel est aujourd’hui propriétaire de 10 boutiques. Sous l’enseigne Neon, il possède 6 établissements, dont 4 ont pignon sur rue à Montréal, 1 à Ottawa et 1 à Toronto. Dès 1982, date d’inauguration de la première boutique à Montréal, il mise sur le « branding ». Son concept : regrouper sous un même toit des lignes de vêtements et d’accessoires de marques phares telles que Levis, Converse, Element, Dr Martens, Oakley, etc. Un pari judicieux, car les adeptes de ces produits de niche s’avèrent très fidèles. « J’ai des clients qui achètent leur jean chez nous depuis 30 ans. Ils reviennent avec leurs enfants et leurs petits-enfants. Bien sûr, ils choisissent des modèles différents, mais tous portent des Levis », affirme l’entrepreneur. Fort de ce succès, il lance 4 nouveaux commerces dont 3 Dr Martens et 1 Fjallraven. Toujours à l’affut des marques émergentes les mieux cotées, l’homme d’affaires voyage à travers le monde afin de dénicher des nouveautés.

Loyauté et filiation

Lors de la planification des achats, l’entrepreneur consulte toujours ses employés. « Ils sont mes yeux et mes oreilles! » Du même souffle, il ajoute que son personnel représente une de ses plus grandes richesses. Certains d’entre eux travaillent pour lui depuis 15, 20 et même 25 ans, un fait rarissime dans la vente au détail. Vic, le gérant de la boutique de la Plaza Saint-Hubert, compte 16 années d’ancienneté. Le commerçant se souvient : « Quand je l’ai embauché, c’était un jeune homme. Puis, il s’est marié et a eu deux enfants. Lorsque l’un d’eux a souffert d’un cancer, j’ai soutenu Vic et sa famille dans cette épreuve. Nous sommes une équipe, pas seulement professionnellement »! En digne fils de Jack Tajfel, survivant de l’holocauste, qui a quitté sa Pologne natale pour immigrer au Canada après la Deuxième Guerre mondiale, Irving perpétue à son tour les valeurs que son père défendait. Tout comme lui, il cultive les relations durables tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Dans cet esprit, chez les Tajfel, les vendredis soirs sont sacrés, moments privilégiés entre tous alors que toute la famille se réunit pour échanger autour d’un bon repas.

Questionné sur ses projets, Irving Tajfel répond en riant : « J’ai toujours mille choses en tête, mais je ne peux pas vous les divulguer sinon je devrai vous tuer »! Bon joueur, il accepte malgré tout de livrer un indice : achats en ligne. À surveiller sur le site des boutiques Neon actuellement en construction…

Boutique Neon

6565, rue Saint-Hubert

www.neoncorp.ca

La boutique Neon (Photo: Sylvie Garcia)

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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