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96 nouvelles plaintes reçues à l’ombudsman en 2016

Politique
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Les ruelles vertes ont fait l’objet de plaintes. Certains résidents trouvent qu’elles briment leurs droits. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

L’ombudsman de Montréal (OdM) a reçu 96 nouvelles plaintes concernant l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie en 2016, soit 31 de plus qu’en 2015.

Rosemont-La Petite-Patrie figure ainsi à la tête des arrondissements les plus souvent interpellés l’an dernier. Madame Johanne Savard, ombudsman de la Ville de Montréal, souligne toutefois que 20 plaintes ont concerné la confusion entourant l’ouverture de la piste cyclable de la rue Boyer à l’approche de l’hiver. Plusieurs centaines de contraventions avaient été remises à des automobilistes stationnés à l’extérieur de la piste cyclable, qui avait fermée le jour même.

Or, même si on enlève la vingtaine de plaintes formulées à cet égard, Rosemont-La Petite-Patrie demeure toujours en première position avec 76 plaintes envoyées à l’OdM sur le territoire de l’arrondissement contre 75 pour le Plateau-Mont-Royal.

Toutefois, des 96 plaintes formulées à l’OdM, seulement 33 plaintes ont été jugées recevables pour une enquête approfondie ou sommaire ; ce qui enthousiasme le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau. De ce nombre, 17 plaintes se sont avérées fondées et ont été réglées, dont 16 concernaient la confusion à l’égard de la piste cyclable rue Boyer. À ce jour, seulement deux ont été jugées non fondées pour l’ensemble de Rosemont-La Petite-Patrie et dix plaintes sont toujours en cours de traitement.

Sujets variés

Les citoyens sont-ils plus alertes dans Rosemont-La Petite-Patrie qu’ailleurs ? Cela relève-t-il d’une mauvaise gestion de la part de l’administration ? Le nombre de plaintes est-il en hausse puisque le formulaire de l’OdM est gratuit et confidentiel ? Difficile à dire. « Le problème de la piste cyclable a généré beaucoup de plaintes, en plus des problèmes reliés aux implantations de ruelles vertes et à tous les autres sujets. C’est très varié », explique Johanne Savard.

En effet, les plaintes formulées à l’ombudsman de Montréal concernent une variété de sujets. Parmi les plus fréquents, on retrouve les ruelles, la qualité des services et les travaux publics, tous égaux avec huit plaintes chacun. « Il y a des gens qui veulent plus de ruelles vertes, alors que d’autres considèrent que ça brime leurs droits », témoigne Mme Savard, à titre d’exemple.

Au niveau de la qualité des services, les citoyens se sont plaints de la lenteur de l’arrondissement pour traiter les dossiers. « Il y a beaucoup de problèmes depuis 2015 concernant le très long délai de traitement des demandes de permis de construction. Il y a des gens qui trouvent également que l’interprétation de la règlementation par rapport aux demandes est très sévère dans cet arrondissement », rend compte l’ombudsman.

Un maire confiant

Le maire de Rosemont-La Petite-Patrie ne s’inquiète pas que le nombre de plaintes soit en hausse dans l’arrondissement. « Ce n’est pas parce qu’il est écrit Rosemont-La Petite-Patrie que ça concerne l’arrondissement. Ça veut simplement dire que ça s’est passé sur le territoire de Rosemont-La Petite-Patrie », défend-il. À cet effet, il revient sur la confusion autour de la piste cyclable de la rue Boyer, une problématique qui relevait de la Ville de Montréal.

Le maire ne croit pas non plus que la hausse des plaintes formulées à l’ombudsman est synonyme d’un mécontentement de la part des résidents du quartier. « Ce n’est pas parce qu’il y a naturellement un nombre de plaintes élevé qu’il y a nécessairement des problèmes dans l’arrondissement. […]. Je peux appeler demain matin l’ombudsman pour dire que j’ai reçu un mauvais service, sans que ce soit fondé. Ils en ont seulement retenu 30, ça veut dire que les gens appellent pour n’importe quoi », dit-il en notant que, sur 144 000 résidents, ça ne fait pas beaucoup de plaintes.

 

 

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