Publicité

Immersion dans la culture inuite

Culture
culture inuite
La collection de l’infirmier clinicien Laurent Bisbrouck sort de l’ombre pour la toute première fois. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Oeuvres d’art et artéfacts archéologiques inuits animeront L’Artothèque jusqu’au 27 mai 2017 dans le cadre de l’exposition « Reflets du Nunavik ».

DSC06128

L’infirmier clinicien Laurent Bisbrouck lors du vernissage à L’Artothèque (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Sculptures traditionnelles très détaillées, sculptures minimalistes et abstraites, artéfacts archéologiques et outillage du quotidien, c’est une véritable immersion dans la culture inuite que propose L’Artothèque jusqu’à la fin du mois de mai.

Les oeuvres d’art retrouvées au fil de l’exposition appartiennent en grande partie à l’infirmier clinicien Laurent Bisbrouck, qui a vécu 30 ans au Nunavik. C’est avec une valise remplie de trésors qu’il a récemment fait son retour à Montréal.

« J’ai acheté les sculptures dans une idée de collection, bien que c’est un mot que je n’aime pas. On va appeler ça des achats de coup de coeur, car il fallait qu’il y ait quelque chose qui vienne me chercher, un vécu et une histoire » explique Laurent Bisbrouck en entrevue au journal La Petite-Patrie lors du vernissage, qui s’est tenu le 13 avril dernier.

Objets symboliques

En effet, les histoires abondent lorsqu’on demande à l’infirmier clinicien de se pencher sur la vie qu’il a menée au Nunavik. Parmi les trésors qu’il chérit précieusement, on compte un petit bout de bois qui appartenait à une femme qu’il a soignée pendant de nombreuses années.

« Je me suis occupé d’elle pendant des heures et des heures, jours et nuits. Attraper ce morceau d’elle, qui est juste un morceau de fer accroché sur un morceau de bois, ne veut rien dire. Mais pour moi, ça veut dire 20 ans de carrière avec cette personne », témoigne Laurent Bisbrouck.

DSC06126

La sculpture représentant Laurent Bisbrouck en kayak. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

C’est notamment l’envie de rapporter avec lui un peu de « son parcours en tant que soigneur » qui l’a mené à développer un intérêt pour l’art inuit.

En faisant un petit tour des objets qui façonnent sa collection, son regard s’arrête sur une sculpture faite de pierre, de stéatite, de serpentine et de bois de caribou représentant un homme en train de faire du kayak. Ce dernier porte le nom de « Qursutaq », qui signifie « jaune » en français.

« Quand je suis arrivé, j’avais mon imperméable jaune, ma tente était jaune et mon kayak était jaune. Il y a une femme qui est venue me voir et qui m’a dit “toi, on va t’appeler jaune”, raconte-t-il en riant. Les Inuits tripaient de me voir faire du kayak. Il y a alors un Inuk qui a fait la sculpture et qui me l’a offerte. »

Artistes inuits

Pour compléter le parcours, des estampes inuites provenant de la collection permanente de L’Artothèque sont également exposées pour la toute première fois.

« Les visiteurs seront amenés à découvrir la délicatesse et la légèreté des motifs sur le papier », indique la bibliothèque d’oeuvres d’art de la rue Saint-André.

Les artistes Alikuok, Ittuk Ainalik, Annie Amamatuak, Caroline Q. Davidialuk, Tivi Etook, Mattiusi Iyaituk et Johnny Luuku se joignent ainsi à la collection de Laurent Bisbrouck.

Vos commentaires
loading...