Publicité

Conseil d’arrondissement : La Petite-Patrie en trois questions

Politique
conseil d'arrondissement
Marc-André Gadoury (district Étienne-Desmarteau), Guillaume Lavoie (district Marie-Victorin), François William Croteau (maire de Rosemont-La Petite-Patrie), François Limoges (district Saint-Édouard), Érika Duchesne (district du Vieux-Rosemont) lors du conseil d’arrondissement du 10 avril 2017. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Bien que le conseil d’arrondissement du 10 avril dernier a eu lieu lors de la première chaude journée de l’année, ce sont les problèmes de déneigement qui ont animé celui-ci.

Plusieurs citoyens du secteur Rosemont se sont présentés à la période de questions pour faire part aux élus des dégâts causés à leur voiture, leur terrain ou aux arbres par les chenillettes lors de la récente tempête de neige.

Si jamais une situation semblable se fait valoir dans La Petite-Patrie, il est utile de savoir que toute plainte doit être déposée à l’arrondissement via le numéro 311, photos à l’appui si possible, afin que celui-ci puisse faire un compte-rendu auprès des entrepreneurs et sous-traitants responsables dans les meilleurs délais. Les citoyens sont également encouragés à mettre des piquets sur leur terrain afin de délimiter la zone résidentielle de la zone à déneiger.

Or, à travers la vingtaine de questions adressées aux élus et se rapportant également en grande partie à des problèmes de circulation retrouvés sur la rue Charlemagne dans le Vieux-Rosemont, La Petite-Patrie a été représentée par trois citoyens soucieux de la cohabitation sur la route et entre voisins lorsqu’on procède à des rénovations.

Sécurité routière demandée sur la rue de Fleurimont

La rue de Fleurimont est empruntée par beaucoup d'automobilistes qui désirent rejoindre le boulevard Rosemont en direction ouest à partir de l'avenue Papineau. (photo : capture d'écran — Plans)

La rue de Fleurimont est empruntée par beaucoup d’automobilistes qui désirent rejoindre le boulevard Rosemont en direction ouest à partir de l’avenue Papineau. (photo : capture d’écran — Plans)

Le résident de La Petite-Patrie, Pierre Beaudry, a demandé au maire s’il est possible d’ajouter « des feux clignotants » à l’intersection de l’avenue Papineau et du boulevard Rosemont.

Selon ses dires, environ 200 automobilistes passent par la rue de Fleurimont pour se diriger en direction du boulevard Rosemont Ouest étant donné que le virage à gauche est interdit sur l’avenue Papineau. Or, le flot d’automobilistes qui passent par la rue de Fleurimont ne ferait pas bon ménage avec ce petit segment de rue, qui accueille de nombreuses personnes en état d’ébriété le soir à cause de la proximité du bar Das Bier, situé quelques mètres plus loin. M. Beaudry en vient ainsi à craindre une éventuelle collision.

« Un beau jour, il va y avoir une voiture qui va frapper quelqu’un. Je ne sais même pas comment c’est possible qu’il n’y ait pas encore eu d’accident », a-t-il lancé.

Bien que toute modification à la programmation d’un feu de circulation relève de la Ville Centre, le maire a affirmé qu’il déposera une demande à cet effet auprès de la Ville de Montréal.

Sécurité pour les cyclistes

La résidente de La Petite-Patrie et fervente adepte du vélo, Brigitte Papineau, a interpellé les élus sur les pistes cyclables protégées. Celle-ci a demandé au conseiller du district Étienne-Desmarteau, Marc-André Gadoury, si celle de la rue Saint-Dominique peut l’être également.

« C’est une piste cyclable à deux voies, c’est-à-dire qui est du côté des automobiles, et c’est très dangereux. Je me suis presque fait frapper quatre fois l’an dernier. Quand quelqu’un est stationné, il ne peut pas me voir arriver s’il n’est pas engagé dans la rue », a-t-elle expliqué.

M. Gadoury a justifié l’aménagement protégé de certaines pistes cyclables par le fait qu’elles sont situées sur des artères. On y retrouve donc plus d’automobilistes et la vitesse retrouvée est plus importante que dans le « réseau local ».

« Il faudrait se questionner pour savoir s’il y a plus d’automobilistes qui empruntent la rue Saint-Dominique qu’avant et si la vitesse pratiquée est plus rapide », a-t-il répondu, en spécifiant que la question de Mme Papineau fait place à une interrogation « qui vaut la peine d’être répondue ».

Marc-André Gadoury a ajouté qu’il y a peut-être des solutions à apporter, comme de changer le sens de la rue ou de mettre en place des aménagements pour réduire la vitesse et la fréquence de passages automobiles.

Difficile cohabitation quand il y a des rénovations!

Quoi faire lorsque les rénovations de notre voisin s’éternisent ? C’est ce que se demandait le résident de La Petite-Patrie, Jacques Simard. Depuis plus d’un an, celui-ci doit apprendre à cohabiter avec le grabuge engendré par les rénovations de son voisin. C’est sans compter celles de son second voisin qui, avec qui il partage un mur mitoyen, qui durent depuis trois semaines.

« Ils ont le droit d’exercer leurs travaux tant que le descriptif sur le permis n’est pas complété. Toutefois, ils ne peuvent pas interrompre leurs travaux pendant plus de six mois », a expliqué Daniel Lafond, directeur du développement du territoire et des études techniques.

Le maire de l’arrondissement a également fait part que la Commission de la construction du Québec peut se pencher sur le sujet advenant que les voisins ne détiennent pas les permis requis.

Découragé par les réponses obtenues, M. Simard a plaidé pour qu’il y ait une date limite sur les permis qui sont octroyés aux citoyens qui procèdent à des rénovations.

Pour consulter les sommaires décisionnels, rendez-vous sur le site Internet de l’arrondissement. La captation en direct du conseil est archivée sur le site de webtv.coop.

Vos commentaires
loading...