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L’aménagement du parc des Gorilles se fera en cogestion

Environnement, Vie de quartier
parc des Gorilles
Les AmiEs du parc des Gorilles avaient dévoilé leur vision pour un parc dans Marconi-Alexandra en mai 2015. (photo : Gracieuseté — Simon Van Vliet)

L’aménagement du parc des Gorilles se fera en cogestion avec le collectif de résidents Les AmiEs du parc des Gorilles.

Si le combat fut de longue haleine pour les résidents du secteur Marconi-Alexandra (Mile-Ex), il aura au moins porté fruit.

« L’objectif est de céder le parc en cogestion et que ce soit les AmiEs du Parc des Gorilles qui participent à la planification de l’aménagement et qui soient responsables de son entretien, précise le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau. On veut véritablement s’inspirer du Champ des possibles pour faire un lieu qui appartient vraiment aux citoyens. »

M. Croteau, qui a déjà rencontré le collectif de résidents pour enclencher la démarche de codesign, compte signer une entente à cet effet.

Rétablir le caractère sauvage

Les AmiEs du parc des Gorilles ont notamment tenu le 15 février 2015 un atelier créatif en collaboration avec la Société de développement environnemental de Rosemont (SODER) dans l’objectif de créer des propositions d’aménagement pour le site. Une dizaine de résidents du quartier s’y étaient présentés.

Dans le rapport de ses propositions, le collectif affirme vouloir rétablir le caractère sauvage de l’endroit en jumelant végétation très dense, aménagement minimaliste « afin que la nature l’emporte sur la trace humaine » et « artéfacts de l’époque ferroviaire ; fourgon, heurtoir, draisine, passage routier, signalisation, etc. » pour rappeler l’historique du site.

« On veut réinstaller la nature, un peu comme dans le Champ des possibles. Dans mon temps, le gazon poussait de cinq à six pieds de longueur. », se remémore Frances Foster, résidente de longue date et cofondatrice des AmiEs du parc des Gorilles.

Les résidents souhaitent également tenir compte de la complexité de l’environnement dans lequel le parc s’insère et, finalement, de « l’importance de faire des liens, dans le temps et dans l’espace » pour « pouvoir laisser un espace convivial en plein Marconi-Alexandra aux générations futures ».

« Marconi-Alexandra est un quartier aux visages multiples ; résidences traditionnelles, condos, industries, commerces. L’espace aménagé devra donc prendre en compte ses usagers et leurs habitudes dans le quartier », peut-on lire dans le compte-rendu de l’atelier créatif.

Une placette en plein espace sauvage

À travers ces trois grands axes qui définissent leurs orientations, les AmiEs du parc des Gorilles proposent d’instaurer une « placette en plein espace sauvage ». L’entrée du parc serait mise en valeur par des arbres matures et un espace de rassemblement serait créé.

« Alors qu’aucun espace de rassemblement existe dans le quartier, l’entrée sud du quartier pourrait être utilisée par les travailleurs et travailleuses du quartier qui n’ont nul endroit pour profiter du soleil la belle saison venue, expliquent-ils. Cette placette pourra également être lieu de rassemblements locaux, tel des fêtes de quartier, projection en plein air ou simple aire de répit pour les passants. »

Pour accéder à l’espace, il faudrait traverser « plusieurs essences d’arbres indigènes, disposés de façon à favoriser la densité ». Le site serait enjolivé par du mobilier urbain, créé par les artisans et les designers du secteur via un appel à collaboration.

D’autre part, l’arrondissement affirme vouloir profiter de l’engouement actuel des développeurs autour de cette zone afin d’accentuer les efforts de revitalisation de la partie Marconi-Alexandra.

À lire également : Sur les traces du secteur Marconi-Alexandra

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