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Homo, à n’en plus finir?

Culture
Crucifix accompagné des Arma Christi'’ ou croix de la Passion à Poppiano près de Montespertoli en Toscane. (Photo: Wikipedia)
Crucifix accompagné des Arma Christi’’ ou croix de la Passion à Poppiano près de Montespertoli en Toscane. (Photo: Wikipedia)

Lire si (trop) souvent, dans journaux et revues, (aussi à la radio comme à la télé) de ces actuelles accusations retardataires … face aux curés aux mains longues et vicieuses. Pouah !

Ça pue parfois. Car il y a eu « domination » sur enfants. Cela grandit en nombre, non ? Y a-t-il eu des « épargnés » !

Et moi ? Et moi ? chantait l’autre. Chez ces dignes et nobles « messieurs de Saint-Sulpice » ( ô supplice), rue Crémazie, le vice qu’on disait effroyable, se répandait. Il y avait, on les oublie,  des profs fameux, si dévoués et si compétent. Salut à ta mémoire Paul Legault, prêtre !

Il y avait aussi de ces sombres et tristes malades sexuels ! Aux moins deux à qui j’ai eu affaire. C.S. et  G. F. Deux prêtres vicelards bien « ensoutanés ». Chercheurs pathétiques d’affections… masculines bien charnelles ! Le vœu de chasteté pesait trop lourd !

Monstrueux guetteurs d’ados, ces jeunes gars appétissants à leurs yeux de « pédés-pédagogues » était  une obsession morbide chez ces rôdeurs acharnés, parfois terreur des récréations, ou des mis en « retenues » après cours. Et cela  jusque dans le vaste boisé derrière le collège Grasset. Obsédés maudits !  On se sauvait de ces satyres et parfois littéralement ! Mais des jeunes d’un  « genre » mou, fragile, hésitant (des futurs fifis ?) cédaient à leurs avances charnelles. Des sataniques perfides filous et, profiteurs bcar « en autorité ».

Les plus forts rigolaient. On a vu des cas cruels: un élève jouait le consentant, rendez-vous et paf, bang !, sur le « lieu du crime », c’était coups de batte et regroupements subit d’élèves-témoins. Les moqueries, le chantage,  donc, menaces de dénonciation ! Oh ! Que d’humiliations alors pour le « moine » déculotté et dénoncé. Cette misère sexuelle dans un monde de bigots et de dévots était lamentable. Des curés « invertis » furent exilés. On ne savait où. On parlait entre nous d’une « prison des prêtres », au fond des Laurentides.

Vérité ou rumeur, comment savoir ? Ces subits déménagements de  ces profs  « aux mains trop longues » nous intriguait fort ! Et puis, adieu les études, on part travailler dans la vie courante. Moi ? À vingt-cinq ans, parmi les  scénographes de la télé publique, devoir faire face encore à une bonne part de ces invertis. Certains aînés  farauds, fort entreprenants, cherchant activement des complices, des co-religionnaires quoi.

Hyènes, des chacals impatients parfois ( à nos yeux) des séducteurs aveuglés, tous incapables de bien voir  « qui en est » et « qui n’en est pas ». Parfois, des confrontations profitables certes. Des couples se formaient ! Alors il y eut  des clans et des chapelles ardentes. Des factions aux cloisons solides. Aussi, une sorte de tolérance. Un drôle de marché, clandestin marché aux fesses. Moqué, ridiculisé. Une cruauté puisque l‘on nait homo, comme l’on nait les cheveux noirs ou blonds. Non ?

Découverte aussi, surprise,  que les plus créateurs, les plus brillants décorateurs étaient souvent …des homos ! Silence alors. Justice alors. « La pire tapette » des lieux est « la plus folledingue ». Eh oui ! C’est parfois une sorte de génie !

Voilà donc que le plus sensible, le plus doué s’avère « en être !. Je deviendrai, je le souhaitais, son meilleur camarade mais ce cher R.P. s’exilera volontairement (* avec un « lui », plus jeune) en Italie, à Rome et à jamais !  Mes regrets de perdre un compagnon radio-canadien précieux, avec qui, les lunchs du midi dans une modeste gargote voisine devenaient comme de riches et instructifs cours d’histoire de l’art ! Éblouissant R.P. !

Plus tard, devenu aussi écrivain, je rédige mon deuxième roman ; « Délivrez-nous du mal », qui est le récit d’une « passion homosexuelle ». Une pré-publicité énerve un camarade (Jean-Marc) qui, inquiet, tourmenté,  vient me questionner dans mon cagibi de scénographe : «  J’espère, Claude,  que tu ne t’es pas servi de l’un d’entre nous, et pour le salir ? » Non. Homos, mes deux « héros » illustraient une incompatibilité de caractère et aussi « la honte » d’un père puritain. Le jeune (alors) cinéaste, J.-C. Lord en fit un (pas bien fort) film. En noir et blanc. Yvon Deschamps et Guy Godin jouaient ma paire d’amis contrariés.  Via ILLICO ou autre machin, on peut se le visionner ; dépourvu de moyens, le film est faible et TVA (financier du film) le montre parfois à des heures impossibles.

Le hasard de la vie, a fait que parmi ma bande  bien aimé de cinq petits-fils (lire Branches de Jasmin), l’un  d’entre eux est membre de cette vaste confrérie. Je le voyais et l’admirais durant une douzaine d’années, garçonnet épatant, le plus gracieux, souvent plus habile aussi, plus joyeux tempérament, généreux, …mais je n’avais pas vu du tout ce brillant gamin comme un futur homo.  Je l’avais invité un jour par courriel à venir se confier là-dessus, j’étais son « cher »papi.  Mais non, motte ! Refus ! Son silence ! Que je respecte.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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