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L’instabilité du réel

Culture, Commandité
Une des oeuvres de Victor Vasarely devant l'église des Paulins, à Pécs. (photo : Váradi Zsolt - Wikimedia Commons)
Une des oeuvres de Victor Vasarely devant l’église des Paulins, à Pécs. (photo : Váradi Zsolt – Wikimedia Commons)

Vous vous êtes sûrement déjà demandé ce qu’était l’art optique ? Vous connaissez ce mouvement artistique et sans que vous vous en rendiez compte, vous avez déjà vu des œuvres d’art optique un peu partout dans votre quotidien !

Plus précisément, L’Op art ou art optique définit des œuvres plastiques qui utilisent des effets ou illusions optiques dans le processus perceptuel [1]. Ce courant a été popularisé à partir des années 1960 par Victor Vasarely (1906-1997), une des figures emblématiques du mouvement.

L’artiste fut exposé, notamment, au Museum of Modern Art à New York en 1965 dans une exposition qui s’intitule The responsive Eye. Les œuvres, bien que saluées et appréciées dans l’ensemble, ont provoqué des réactions vives et contrastées de la part des visiteurs. Et pour cause…

Les œuvres d’art optique sont de véritables combinaisons de formes et de couleurs, où carrés, losanges, cercles inscrits dans d’autres carrés de couleurs différentes se meuvent et évoluent sur la surface plane du tableau, dans cet espace en deux dimensions qu’on leur impose. Les oppositions binaires de couleur et leurs inversions produisent des effets optiques délirants d’où la sensation parfois étrange que l’on peut avoir en regardant une œuvre d’art optique !

Voici un exemple d’illusion, qui donne le vertige. 

Sur cette image, notre perception de la réalité est remise en cause par la superposition des couleurs et les entrelacs de droites et de courbes. Les formes géométriques se répondent et provoquent des tensions entre les lignes horizontales, verticales et obliques. Le décalage des éléments et l’opposition des axes génèrent une sensation de mouvement déséquilibrant !

Dans la même optique, regardez cette photo prise de cette cycliste. Époustouflant non ?

Ces phénomènes liés à la vision participent à créer une nouvelle relation entre l’œuvre et le spectateur. Ce dernier participe activement à ce qu’il regarde en interprétant autant de situations visuelles que d’images mentales.

Les artistes tels que Victor Vasarely, Bridget Riley ou encore le G.R.A.V (Groupe de Recherche d’Art Visuel) souhaitent à travers leurs œuvres percutantes et ludiques démocratiser l’art.

[1] Stéphane Renault . (2013). « The Responsive Eye » : l’exposition historique du MoMA.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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